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    apic/Louvain/ éthique du sport

    Louvain-la-Neuve: journée de réflexion sur l’éthique du sport(190495)

    150 participants de divers horizons pour une première

    Louvain-la-Neuve, 19avril(APIC/CIP) Il n’y a pas de sport pur. Ni de

    sport impur. Le sport est toujours lié à d’autres domaines: la santé, l’argent, les relations... Vouloir vaincre ne conduit pas forcément à écraser.

    Telles sont les principales conclusions de la première Journée d’éthique du

    sport organisée à Louvain-la-Neuve, en Belgique, par le Centre d’éthique du

    sport de l’Université catholique de Louvain (UCL). Cette journée a réuni

    quelque 150 participants: sportifs, organisateurs de compétition, responsables olympiques, mais aussi médecins, économistes, moralistes et éducateurs.

    Le professeur Palsterman, spécialiste de la théologie morale, a répèté

    qu’il n’y a pas d’un côté, le sport "sali par la violence et par l’argent";

    de l’autre, le sport "blanchi par la gratuité et l’amateurisme". "Je sais

    que les professionnels de la compétition ont tendance à se désintéresser du

    sport pour tous, et que les amateurs du sport familial portent parfois un

    regard très noir sur les performances. Le monde du sport est, de ce point

    de vue, assez éclaté."

    "Le sport est beau lorsque l’être humain qui le pratique, le regarde ou

    l’organise devient plus humain." L’éthique du sport vise à promouvoir cette

    beauté, renchérit André Storm, président du Centre d’éthique du sport de

    l’UCL. Les organisateurs de la journée sont conscients des dérives de

    l’activité sportive, souvent dénoncées. Le sport n’est-il pas dénaturé par

    l’argent, qui tend à faire des athlètes des bêtes à performance, et à

    réduire l’intérêt d’une rencontre sportive à un spectacle commercial? Les

    médias n’aggravent-ils pas la violence, avec la complicité de la médecine,

    qui peut confondre soins de santé et dopage, ou avec la complicité d’une

    école trop axée sur la compétition? L’éthique elle-même ne risque-t-elle

    pas d’être détournée de sa finalité pour servir de faire-valoir commercial

    à des financiers sans scrupules?

    Se passionner pour le sport c’est se passionner pour la vie

    Le professeur Palsterman refuse de bannir à l’avance le souci de la performance ou l’esprit de compétition. "Le sport est habité par un désir du

    dépassement de soi qui lui confère toute une valeur symbolique, où s’alimentent la passion de la performance et les moments d’exaltation que procure la compétition. Ces réalités ont déjà un sens: en se passionnant pour le

    sport, on se passionne pour la vie. L’enthousiasme pour le résultat n’est

    qu’un relais dans la poursuite d’une vision positive de l’existence humaine.

    "Bien entendu, poursuit J. Palsterman, l’éthique du sport ne peut négliger les valeurs communes: respect de la santé et de la vie, respect finalement de l’intégrité de la personne humaine. L’esprit sportif véhicule aussi

    des valeurs telles que le fair-play, la courtoisie, la sociabilité. Même la

    "volonté de vaincre" dans le sport ou dans le jeu recueille l’estime du moraliste, lorsqu’elle est vécue dans la dignité, et non comme une façon

    d’absolutiser les rapports de force. (apic/cip/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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