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    apic/Lourdes/Session des évêques de France/Ouverture

    Lourdes: Mgr Duval ouvre l’Assemblée plénière des évêques de France

    L’élection d’un nouveau président et de

    multiples dossiers attendent les évêques (041196)

    Lourdes, 4novembre (APIC) Mgr Joseph Duval a ouvert lundi à Lourdes l’Assemblée plénière des évêques de France. Avec son discours adressé aux quelque 210 membres de l’Assemblée, réunis du 4 au 9 novembre dans la citée mariale, l’archevêque de Rouen mettait un terme à six années passées à la

    présidence de la Conférence des évêques de France. Son successeur, et avec

    lui, celui de Mgr Emile Marcus, vice-président, seront présentés mercredi à

    la presse.

    "La tâche de président est lourde (...) J’ai connu avec vous des périodes agitées et d’autres plus encourageantes...", a déclaré Mgr Duval, dans

    son long discours principalement consacré à la visite du pape effectuée en

    septembre. "Un voyage qui a aidé de nombreux catholiques, clercs et laïcs,

    à passer de la crainte à l’assurance, de la peur à la fierté joyeuse".

    L’Assemblée plénière poursuivra deux dossiers entamés lors de la précédente session, en novembre 1995, à savoir le diaconat permanent et l’Europe. Il y a plus de 1’000 diacres permanents en France. C’est une expérience

    de près de 30 ans que les évêques ont voulu apprécier, en ouvrant ce dossier l’an dernier. Cette année, ils voteront des points d’attention par

    rapport à la pratique pastorale du diaconat permanent.

    S’agissant de l’Europe, l’Eglise catholique ne peut rester indifférente

    aux questions poséees par la Conférence intergouvernementale, tenue fin

    mars 1996 à Turin. L’Eglise se demande quelle peut être sa contribution et

    comment s’articuleront les relations Eglise/Etat.

    Les nouveaux dossiers

    Les évêques ouvriront de nouveaux dossiers: la collaboration de laïcs à

    la pastorale liturgique et sacramentelle; la catéchèse et les rythmes scolaires. Les participants étudieront les perspectives d’une collaboration

    entre ministres ordonnés et laïcs en pastorale liturgique et sacramentelle

    dans les domaines suivants: les célébrations des funérailles et des baptême, et l’assistance canonique aux mariages. Sur le second point les évêques

    estiment que de multiples problèmes touchent à l’éducation et aux questions

    d’horaires pour la catéchèse. Ils échangeront leurs points de vue sur le

    sujet.

    Un autre dossier qui touche à la communication sera ouvert. Les évêques

    étudieront les radios chrétiennes, Internet et le minitel "Gabriel" . Un

    travail devra aboutir à "un plan" pastoral de communication pour l’Eglise

    qui est en France.

    Dans une société éclatée qui marque l’Eglise

    Des dossiers auxquels devra faire face le successeur de Mgr Duval. Dans

    une sorte de tour d’horizon, ce dernier a tenu à souligner que l’Eglise qui

    est en France ne peut oublier tous ceux qui, pour des raisons diverses, se

    tiennent comme à distance de l’Eglise. "Nous vivons dans une société éclatée qui marque l’Eglise. La communauté ecclésiale, en effet, n’est pas toujours aussi unanime que nous le voudrions pour faire face aux urgences missionnaires de notre temps".

    Pour Mgr Duval, le manque de cohésion de nos sociétés tient en bonne

    partie au défaut de perspective d’avenir et d’absence de projets mobilisateurs. "Notre Eglise ne manque pas de projets mobilitateurs puisque notre

    raison d’être c’est la mission, l’annonce de l’Evangile du Christ, la proposition de la foi. L’évangélisation des hommes de notre temps est un grand

    projet mobilisateur".

    Après avoir évoqué le cinquantième anniversaire du Secours Catholique,

    le mois dernier, l’archevêque de Rouen a rappelé l’initiation du pape à

    "développer et coordonner les initiatives pour que l’Eglise soit tout entière solidaire des plus démunis". "J’ai fortement désiré, a dit Mgr Duval,

    qu’au cours de cette Assemblée, nous réfléchissions entre évêques sur le

    sort de ceux que notre système économique abandonne le long de la route".

    Autre problème où l’Eglise doit se mobiliser: les étrangers en territoire français. ""La présence des étrangers en France est devenue un enjeu politique. Ce n’est pas une raison pour que l’Eglise soit disqualifiée dans

    ses interventions, d’autant plus que les événements l’ont contrainte à

    l’être, le plus souvent dans la discrétion, aux avant-postes du service des

    étrangers". Et Mgr Duval de constater que lorsque manque le respect des

    personnes et des familles, les catholiques doivent être présents pour rappeler les droits fondamentaux de tout homme. Sur ce point nous avons encore

    beaucoup à faire pour que les catholiques s’entendent au lieu de se diviser

    ou de s’opposer".

    Laïcité

    Dernier sujet abordé par Mgr Duval, la laïcité. "Les discours que nous

    avons entendus ces derniers mois au sujet de la laïcité sont souvent en

    rupture avec la conception qui s’est affermie au cours des années et se

    trouvent en contradiction même avec la foi". Mais, a encore dit Mgr Duval,

    "nous devons tirer une leçon de ces critiques malveillantes qui projettent

    sur l’Eglise des idées qui ne sont pas les siennes". (...) "Il faudra probablement attendre un peut pour reprendre ce débat: les déclarations récentes ne l’ont pas toujours placé sur de bonnes bases".

    ENCADRE

    L’Assemblée en chiffres et l’Eglise en statistiques

    Parmi les 210 membres de l’Assemblée plénière présents à Lourdes, on

    trouve notamment 110 évêques en activité, 10 évêques émérites et 14 évêques

    étrangers, ainsi que 5 religieux, 4 religieuses, 1 diacre permanent, 34 secrétaires nationaux, et 4 observateurs non catholiques. Sont membres de

    droit de la Conférence des évêques de France ceux qui exercent une charge

    pastorale en France métropolitaine et dans les Départements d’Outre-Mer.

    114 évêques seront électeurs à Lourdes du 4 au 9 novembre. A noter que les

    évêques émérites et les cardinaux à la retraite, ainsi que les 2 archevêques des Territoires d’Outre-Mer (Iles Wallis et Futura et les Marquises)

    ne font pas partie de la Conférence des évêques de France. Le nonce apostolique à Paris participe aux travaux.

    En 1980, l’Eglise catholique en France comptait 38’391 paroisses. Elle

    n’en avait plus que 33’342 en 1994, dont 10’486 avec un curé du clergé diocésain, et 21’161 administrées par un autre prêtre ou vicaire. 20 d’entreelles sont confiées à des religieux non prêtres, 671 le sont à des laïcs et

    27 seulement sont vacantes, contre 770 en 1980.

    Si la France comptait 38’876 prêtres en 1980, elle n’en recensait plus

    que 29’503 en 1994, dont 22’860 diocésains (31’481 en 1980) et 6’643, soit

    quelque 1’100 de moins qu’en 1980. 111 prêtres diocésains avaient été ordonnés en 1980, contre 96 en 1994. Quant aux religieuses, leur nombre passe

    de 65’178, selon les chiffres de 1990, à 58’293 aujourd’hui. (apic/snop/idpr)

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