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    apic/Liberté religieuse/ Mgr Martino /ONU

    New York: Le représentant du Saint-Siège à l’ONU défend (241196)

    la liberté religieuse, "fondement des autres droits de l’homme"

    New York, 24novembre (APIC) Pour Mgr Renato Martino, observateur permanent

    du Saint-Siège auprès des Nations-Unies (ONU), "la liberté religieuse

    constitue le fondement de tous les autres droits de l’homme. Elle découle

    de la dignité de toute personne humaine". Les propos du diplomate du Vatican sont à replacer dans le cadre de l’intolérance religieuse, une question

    au programme du IIIe Comité de la 51e Session de l’Assemblée générale de

    l’ONU.

    Mgr Martino a tout d’abord reconnu les efforts particuliers de la communauté internationale, depuis 50 ans, pour protéger la liberté de conscience

    et de religion. Il a rappelé la "Déclaration sur l’élimination de toute

    forme d’intolérance et de discrimination fondée sur la religion et la croyance" de 1981 et la Conférence internationale de Vienne de 1993, où se

    trouve explicitement reconnu le rôle fondamental de la liberté religieuse.

    Selon Mgr Martino, la racine de l’intolérance religieuse est "la peur

    des différences". Les conflits dans les Balkans et en Afrique centrale le

    montrent assez.

    Ces peurs sont attisées par les conditionnements historiques et les manipulations. On en vient à ne plus pouvoir reconnaître le visage humain de

    l’autre. Le nonce apostolique cite à ce propos le discours de Jean Paul II

    aux Nations Unies en octobre 1995. "Amplifiée par les différences historiques et les manipulations spéculatives de gens sans scrupules, la peur des

    différences conduit à nier l’humanité même de l’autre".

    Spirale de la violence

    On en arrive aux tragédies trop connues: "Les personnes sont précipitées

    dans une spirale de violence qui n’épargne personne, pas même les enfants".

    L’observateur du Saint-Siège a déploré l’existence, dans trop de régions,

    de fortes discriminations, même de la part d’autorités qui ont promulgué

    des constitutions respectueuses, sur le papier, de la liberté de conscience

    et de religion. Mgr Martino n’a pas cité de le nom de pays, à l’exemple de

    Jean Paul II dans son discours au corps diplomatique près le Saint-Siège au

    mois de janvier dernier.

    Atteinte grave au secret de la confession

    Il est pourtant sorti de sa réserve, en parlant clairement d’un cas survenu aux Etats-Unis, concernant la violation du secret de la confession

    sacramentelle. Voilà une "intrusion de l’Etat dans la pratique religieuse",

    a dénoncé Mgr Martino. Il s’agit de l’enregistrement de la confession sacramentelle d’un prisonnier, à son insu et à l’insu du prêtre, dans la prison de Lane Country (Oregon), le 22 avril dernier. Les auteurs de l’enregistrement avaient agi avec l’autorisation du procureur (Attorney) du District de Lane Country, de façon à confondre le prisonnier. Le Vatican avait

    demandé la destruction de l’enregistrement. Il ne devait en aucun cas devenir une preuve en justice à charge du pénitent.

    Mgr Martino a dénoncé d’autres manifestations d’intolérance comme les

    tortures, les expulsions et les camps de concentration ou de "rééducation".

    Il s’est insurgé également contre d’autres discriminations sociales, plus

    subtiles, ou des "restrictions permanentes" de la liberté personnelle auxquelles des croyants sont soumis. Certaines communautés n’étant pas légalement reconnues sont obligées de se réunir clandestinement et ne peuvent

    "confesser librement leur credo". L’exclusion du travail, du logement ou de

    l’assistance sociale sont aussi de graves formes de discriminations.

    La véritable tolérance

    La tolérance consiste au contraire à donner la possibilité à chacun de

    chercher la vérité, y compris religieuse, selon sa conscience. "La réponse

    au problème de l’intolérance religieuse, conclut Mgr Martino, n’est ni

    l’indifférence ni la sécularisation, mais la tolérance qui reconnaît la recherche de la vérité et en particulier de la vérité religieuse comme un

    droit fondamental de toute personne humaine". (apic/imed/ba)

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