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    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Le texte contient 64 lignes (max. 75 signes), 652 mots et 4122 signes.

    apic/Liban/Synode

    ?"Le Liban ne realisera sa vocation (...) de convivialite (...) que si les

    Libanais des diverses confessions accomplissent le passage d’une mentalite

    tribale, selon laquelle chacune des tribus cherche a s’imposer aux autres,

    a la mentalite de nation qui se construit par les apports conjuges de

    tous". Le debat du Synode pour le Liban (Rome 27 novembre - 14 decembre

    1995 ) autour de la question de savoir comment reconstruire ce pays, a

    commence le Lundi 27 novembre 1995, avec l’intervenion du relateur general

    du Synode Libanais, Mgr Cyrille Salim Bustros, Archeveque de Baalbeck des

    grecs-melkites.

    Il avait ete ouvert par une priere selon le rite maronite, en arabe et en

    syriaque, prononcee par le Pape, puis par l’intervention du president

    delegue du Synode, le Patriarche d’Antioche des maronites, le Cardinal

    Nasrallah Pierre Sfeir qui a rappele l’implication personnelle de Jean-Paul

    II pour ce pays : "Vous n’avez jamais laisse passer une occasion sans

    rappeler a la memoire du monde entier le martyre de notre Pays". Apres les

    dix sept annees de guerre, l’Eglise entend jouer son role dans la

    reconstruction de ce pays : "On le sait, a dit le Patriarche, le Pape n’a

    pas de division blindees, il a cependant des moyens beaucoup plus efficaces

    qui ont fait leur preuve tout recemment en Europe de l’Est." "Nous voulons

    croire fermement, a pu conclure le Cardinal Sfeir, que les travaux de ce

    Synode seront couronnes de succes et que le Liban sera preserve avec toutes

    ses caracteristiques pour reprendre son role dans le concert des Nations."

    Le relateur general, Mgr Bustros, n’a pas cache le scepticisme que

    l’intiative de Jean-Paul II, avait fait naitre au Liban : "La question qui

    s’est presente a l’esprit de la plupart des Libanais a ete de s’interroger

    sur son utilite" en particulier dans un "petit pays noye dans de grands

    problemes plus politiques qúils ne sont religieux, dechire par des interets

    et des forces qui, en somme, le depassent et concernent pour le moins toute

    la region." Aujourd’hui, quatre ans apres la convocation, le 12 juin 1991,

    les mentalites ont evolue dans ce pays : "la guerre a fait davantage

    prendre conscience de la necessite pour tous les Libanais de l’acceptation

    mutuelle, et elle a affermi leur volonte de vivre ensemble".

    ?Dans cette perspective, il importe, selon le relateur generale du Synode,

    de realiser le "passage d’une mentalite tribale" a " la mentalite de

    nation" pour que ce pays puisse reprendre la place qui est la sienne.

    L’Eglise, doit elle aussi changer des habitudes heritees du passe en

    particulier, "passer de la concurrence a l’appui mutuel entre religieux,

    religieuse et clerge seculier". Elle pourra ainsi, profiter de "retour du

    religieux que l’on observe apres la guerre" pour favoriser "la nouvelle

    evangelisation" autant que la diffusion des "valeurs humaines" dans la

    societe.

    Une derniere perspective devrait etre soulignee : les relations avec les

    musulmans, dont trois representants ( des trois communautes du Liban

    Sunnites, Chiites, Druzes ) vont assister et suivre au titre de "delegues

    fraternels" - fait sans precedent souligne-t-on a Rome - a tous les

    travaux du Synode. En effet , pour le rapporteur general "il est necessaire

    pour les chretiens et les musulmans d’arreter leurs polemiques pour passer

    a la collaboration dans les oeuvres de bien." Enfin, le theme de la

    politique, s’il n’est pas premier dans le synode, "les autorites civiles

    n’ont rien a faire dans ce Synode" a rappele le Cardinal Sfeir, est

    omnipresent dans les esprits. A ce propos, le relateur general a precise :

    "L’Eglise est appelee a jouer un role, difficile a ce niveau, d’educatrice

    des consciences et a faire en sorte qúelle demeure la conscience du

    politique pour que soit restitue a la politique toute sa noblesse

    d’organisation pratique de la cite au benefice de tous (...) Elle doit

    veiller a la sauvergarde de la souverainete de l’Etat (...) sans etre liee

    a aucun regime politique."

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