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    Liban: Deux bombes désamorcées dans des écoles chrétiennes (170394)

    apic/Liban/Pape/Attentats

    Malgré la psychose qui règne à Beyrouth, le pape se rendra au Liban fin mai

    Beyrouth, 17mars(APIC) Deux bombes placées dans des écoles chrétiennes

    ont été désamorcées mercredi dans les quartiers de Sin El-Fil et d’Ashrafieh, à Beyrouth-Est, avant que les élèves ne commencent les cours, a annoncé jeudi la police libanaise. Malgré la psychose des attentats qui refait surface à Beyrouth, le pape devrait se rendre au Liban comme prévu le

    28 mai prochain pour une visite pastorale de quatre jours.

    Mercredi matin, une bombe à retardement composée d’un obus de mortier a

    été découverte dans le cour de l’école "Al-Tarakki", à Sin El-Fil, tandis

    qu’une autre charge explosive avec un dispositif à retardement a été

    détectée dans une poubelle d’une école protestante d’Ashrafieh et a pu être

    évacuée.

    Lundi déjà, les services de sécurité libanais avaient fait exploser deux

    bombes en plein coeur du "pays chrétien". Depuis l’attentat à la bombe contre l’église "Notre Dame de la Délivrance" à Zouk Mikhael, qui avait causé

    la mort le 27 février de dix fidèles assistant à la messe, les alertes à la

    bombe, fausses ou réelles, se multiplient.

    L’on spécule dans les milieux politiques libanais sur l’opportunité de

    la visite du pape Jean Paul II fin mai prochain. Deux politiciens maronites

    réfugiés en France, Raymond Eddé et le général Michel Aoun, considèrent que

    la visite du Souverain pontife est "inopportune" et risquerait de cautionner le statu quo, à savoir l’occupation de la majorité du territoires libanais par les troupes syriennes et israéliennes. Raymond Eddé pense de son

    exil parisien qu’un renvoi de ce voyage - tant espéré par Jean Paul II serait tout autant dans l’intérêt du Vatican que des chrétiens du MoyenOrient.

    Certains responsables musulmans ne sont pas très chauds non plus pour

    recevoir le pape, surtout après le rapprochement diplomatique entre le Vatican et l’Etat d’Israël. Le leader religieux chiite Mohammed Hussein Fadlallah, un fondamentaliste, estime que la "reconnaissance d’Israël (par le

    Vatican) n’est pas un encouragement pour les Libanais qui attendent on ne

    sait quel résultat de cette visite du pape dont nous ne connaissons pas le

    but". Son coreligionnaire Alin Yassin va plus loin encore en affirmant

    qu’il n’ira pas souhaiter la bienvenue à Jean Paul II, "car du point de vue

    religieux, il est interdit de recevoir le pape". Pour l’heure au Vatican,

    on pense cependant qu’un renvoi de cette visite pastorale à hauts risques

    est hautement improbable. (apic/cic/be)

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