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    apic/Liban/APEC

    Liban: Assemblée des patriarches et évêques catholiques libanais (050195)

    Le Liban doit participer au processus de paix et non s’en exclure

    Beyrouth, 5janvier(APIC) L’Assemblée des patriarches et évêques catholiques du Liban (APEC) dénonce la marginalisation de l’école privée libanaise. L’APEC déplore l’inertie du pays dans le processus de paix dans la région. "Le Liban laisse à d’autres le soin de jouer le rôle qu’il devrait

    lui-même jouer pour récupérer sa liberté et obtenir l’application de la résolution 425 des Nations Unies", dit-elle.

    Les responsables des Eglises catholiques au Liban, récemment réunis,

    condamnent de plus "les manoeuvres politiques et les scandales qui portent

    atteinte au prestige de l’Etat". La politique, rappellent les évêques et

    patriarches catholiques - sans mentionner la crise politique et le marasme

    financier qui secouent actuellement le pays -, consiste "à veiller sur la

    situation du peuple et à gérer ses affaires" dans le respect de la justice,

    de l’intérêt public et des droits de l’homme. Selon eux, l’entente nationale repose en fait sur l’équilibre politique.

    A propos des écoles, L’APEC souligne que l’école catholique est une institution d’Eglise au service de tous. Elle s’inquiète de la marginalisation constatée et invite les responsables à "abandonner la politique de

    marginalisation de l’école privée, en faisant participer le secteur privé à

    l’élaboration de la politique pédagogique et en renforçant la culture qui

    constitue la "véritable richesse du Liban".

    L’APEC, qui rejette la loi du 11 août 1994 sur les impôts frappant les

    institutions humanitaires, notamment, dénonce encore la crise économique

    qui frappe durement la classe populaire à laquelle il faut assurer des service sociaux de base comme l’emploi, le logement, la scolarisation et les

    soins médicaux qui sont tous sous la responsabilité de l’Etat.

    Les évêques et patriarches catholiques libanais constatent enfin que

    "tous les Etats de la région participent activement au processus de paix en

    cours à l’exception du Liban", qui laisse à d’autre le soin de jouer le rôle qu’il devrait lui-même jouer pour récupérer sa liberté et obtenir l’application de la résolution 425 des Nations Unies. Pour eux, la paix ne doit

    pas s’instaurer au détriment du Liban. Ils proclament leur refus de "l’implantation définitive des réfugiés Palestiniens et du partage des eaux du

    Liban. L’APEC conclu en s’inquiétant de la baisse des mariages chez les

    jeunes. "Le mariage chrétien au Liban est de plus en plus menacé". Ce qui

    ne les empêche nullement d’appeler la famille libanaise en général et la

    famille chrétienne en particulier "à revenir à la vie de justice avec toutes les difficultés que cela implique" (apic/cenca/cor/pr)

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