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    apic/KEK/EECCS/Intégration

    Vers une "intégration" de la KEK et de la

    Commission oecuménique européenne pour Eglise et société (171295)

    Pour apporter un témoignage commun

    Genève, 17décembre(APIC) Vers une "intégration" de la KEK et de la Commission oecuménique européenne pour Eglise et société?: la discussion est

    lancée. La Conférence des Eglises européennes (KEK), qui compte 118 Eglises

    membres orthodoxes, protestantes et anglicanes, s’efforce en effet de réaliser l’intégration de la KEK et de la Commission oecuménique européenne

    pour Eglise et société (EECCS), indique-t-on au siège de la KEK, à Genève.

    La KEK espère que cette intégration permettra aux Eglises européennes

    d’apporter un témoignage commun et de pouvoir harmoniser et coordonner

    leurs actions auprès et à l’égard de l’Union européenne à Bruxelles. La

    KEK, dont le siège est à Genève, a été fondée en 1959 dans le but de rapprocher les Eglises d’Europe orientale et occidentale, au-delà du rideau de

    fer.

    Quant à la Commission oecuménique européenne pour Eglise et société, elle a été mise sur pied en 1978 pour suivre de près les débats et activités

    de la Communauté européenne, qui a son siège principal à Bruxelles, et du

    Conseil de l’Europe, à Strasbourg.

    Certaines Eglises membres de la KEK en Europe orientale ont craint au

    début que la Communauté européenne - qui regroupait alors seulement les

    pays d’Europe occidentale - ne s’identifie trop étroitement avec la division de l’Europe qui résultait de la guerre froide.

    Cependant, après 1989, la KEK et l’EECCS ont renforcé leurs contacts et

    depuis 1992, chaque organisation se fait représenter aux réunions de l’autre.

    La fin de la guerre froide a entraîné une rapide expansion du Conseil de

    l’Europe, qui comprend aujourd’hui tous les pays d’Europe occidentale, et

    la plupart des pays d’Europe centrale et orientale. De nombreux pays d’Europe orientale cherchent aujourd’hui aussi à adhérer à l’Union européenne.

    Le résultat de plusieurs facteurs

    La KEK et l’EECCS ont toutes deux statut d’organisations non gouvernementales auprès du Conseil de l’Europe et l’EECCS compte aujourd’hui un

    certain nombre de Conseils d’Eglises d’Europe centrale et orientale.

    Les discussions entre la KEK et l’EECCS sont le résultat de plusieurs

    facteurs: la préoccupation exprimée par plusieurs de leurs membres qui préconisaient un témoignage commun des Eglises en Europe après la fin de la

    guerre froide; mais aussi le renouveau d’intérêt des Eglises européennes

    pour les activités de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe.

    En collaboration avec l’EECCS, l’Eglise évangélique d’Allemagne (EKD) a

    mis en place, il y a quelques années, un bureau à Bruxelles. L’Eglise d’Angleterre maintient une aumônerie à Strasbourg pour les institutions européennes ayant leur siège à Bruxelles. Au début de cette année, l’Eglise orthodoxe a aussi ouvert un bureau de liaison dans la capitale de l’Union européenne.

    Le 11 décembre, Jean Fischer, secrétaire général de la KEK, a déclaré au

    patriarche oecuménique, Bartholomée Ier de Constantinople, lors de la visite que celui-ci effectuait à Genève, que la KEK "s’efforçait de réaliser

    l’intégration de la KEK et de l’EECCS de manière à ce que rapidement toutes

    les Eglises membres de la KEK puissent harmoniser et coordonner leurs actions auprès et à l’égard de l’Union européenne à Bruxelles".

    Une priorité

    John Arnold, président de la KEK et doyen anglican de Durham, en Angleterre, a souligné que l’intégration de la KEK et de l’EECCS dans un "seul

    instrument des Eglises en Europe" allait être une priorité pour la KEK durant les deux prochaines années.

    "Nous bénéficierons des compétences et des relations que l’EECCS a développées avec les institutions européennes; l’EECCS, quant à elle, bénéficiera d’un nombre de membres plus large, et de la participation de toutes

    les Eglises orthodoxes", a-t-il souligné.

    Toute nouvelle structure ne pourra être mise en place qu’après la prochaine Assemblée générale de la KEK, qui aura lieu à Graz, en Autriche, en

    1997. Toute proposition devrait être aussi acceptée par l’Assemblée générale de l’EECCS.

    Alors que les membres de la KEK sont des Eglises individuelles, la plupart des membres de l’EECCS sont des Conseils d’Eglises. Il faut noter toutefois qu’un certain nombre d’Eglises, et parmi elles l’Eglise d’Angleterre, l’Eglise d’Ecosse et l’EKD, sont elles-mêmes membres de l’EECCS.

    Selon Keith Jenkins, secrétaire général de l’EECCS, "l’initiative vient

    autant de l’EECCS que de la KEK. Tout n’est pas déjà décidé. La forme finale d’un ou de plusieurs instruments doit être discutée. Il n’est pas facile

    d’unir deux organisations très différentes accomplissant des tâches différentes. Nous devons tout d’abord développer une vision commune de ce que

    nous voulons faire avec les Eglises et avec leurs relations vis-à-vis des

    institutions politiques". (apic/eni/pr)

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