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    apic/Justice italienne

    Rome: "L’Osservatore romano" dénonce l’arrogance de la justice italienne

    Défense de Giulio Andreotti (071195)

    Rome, 7novembre(APIC/CIP) Resté longtemps silencieux sur l’opération

    "Mains Propres" qui continue de déstabiliser la vie politique italienne, se

    contentant d’articles purement factuels, "L’Osservatore Romano" du 7

    novembre est sorti de sa réserve pour dénoncer "l’arrogance" de la justice

    italienne. "Un pouvoir qui a dépassé les bornes des lois de l’Etat en

    donnant l’impression d’être devenu l’unique pouvoir"

    C’est l’accusation de complicité de Giulio Andreotti dans l’affaire de

    l’assassinat du journaliste Pecorelli, tué parce qu’il en savait trop sur

    la séquestration et le meurtre d’Aldo Moro, le leader de la Démocratie

    Chrétienne, qui semble avoir décidé le quotidien du Vatican à sortir de sa

    réserve, par le biais d’un éditorial non signé. A propos du procès Andreotti, "L’Osservatore Romano" se demande en effet "si l’on veut découvrir et

    juger les vrais coupables du meurtre de Pecorelli ou si on laisse libre

    cours à des rancoeurs politiques contre des personnes et contre ceux qui

    ont été nos représentants".

    Le quotidien critique en particulier l’usage de l’"avis de garantie",

    procédure de la loi italienne qui permet de convoquer devant les magistrats

    toute personne suspecte avant d’avoir réuni les preuves formelles de sa

    culpabilité. "L’avis de garantie, constate-t-il, est devenu une condamnation sans appel."

    Une autre circonstance semble avoir inspiré cet éditorial; l’attitude du

    juge le plus célèbre du "pool milanais", Antonio Di Pietro, qui a démissionné de sa charge il y a plusieurs mois. Au sommet de sa popularité, Di

    Pietro est aujourd’hui courtisé de toutes parts pour rejoindre ou former un

    parti politique. Il se refuse cependant à déclarer ouvertement ses intentions. Compte tenu du poids politique potentiel de l’ancien juge, qui passe

    pour un "héros" en Italie, "L’Osservatore Romano" estime qu’Antonio Di Pietro a le "devoir" de "fournir des explications" sur sa démission et sur ses

    ambitions politiques. (apic/cip/mp)

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