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    apic/JPII/ lois injustes

    Rome: Avortement, euthanasie, homosexualité (141194)

    La loi civile ne peut se substituer à la conscience, dit le pape

    Rome 14novembre(APIC) Le pape Jean-Paul II a reçu samedi un groupe de

    chercheurs et d’experts réunis pendant quatre jours à Rome à l’invitation

    de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, présidée par le cardinal Joseph Ratzinger, autour du thème : "Les catholiques et la société pluraliste. Le cas des lois imparfaites".

    Dans un Etat pluraliste, il existe des lois qui libéralisent l’avortement, l’euthanasie ou l’homosexualité, a souligné le cardinal Ratzinger.

    Quelle attitude les catholiques doivent-ils adopter face à ces lois ou ces

    projets de lois? "La société dans laquelle nous vivons nous met en face de

    situations d’injustice qui échappent à notre contrôle. Dans ces cas, se pose la question de savoir comment faire le bien", a consasté de son côté Jean Paul II. Avant de rappeler les principes qui sous-tendent la pensée de

    l’Eglise en la matière. "Le but n’est pas de rechercher un compromis entre

    la loi civile et la loi morale", car, a-t-il dit, citant l’instruction "Donum Vitae", "la loi civile ne peut, en aucun cas, se subsister à la conscience, ni ne peut édicter des normes sur des domaines qui dépassent sa

    compétence".

    En conséquence, a poursuivi le Pape, "la personne a des droits que la

    loi positive de l’Etat ne crée pas mais qu’elle doit reconnaître; le premier d’entre eux est le droit à la vie". "Il arrive, a observé Jean-Paul

    II, que l’autorité publique tolère ce qu’elle ne pourrait interdire sans

    causer par là un mal plus grave. Mais ceci ne peut jamais constituer un

    droit pour les uns alors qu’il est une atteinte radicale au droit fondamental des autres. Une loi qui ferait ceci n’est pas une vraie loi". Citant

    l’encyclique "Pacem in Terris" de Jean XXIII, il a conclu qu’une loi de ce

    genre est "dénuée de toute valeur juridique".

    Quant à l’application concrète de ces principes de l’Eglise, le pape a

    rappelé à ses hôtes: "la Congrégation pour la Doctrine de la Foi ne vous a

    pas demandé d’approfondir les fondements d’une réponse au problème de la

    collaboration avec une loi injuste, mais ceux d’une réponse au problème de

    la collaboration avec une loi qui cherche à réduire l’injustice d’une loi

    précédente". Il a admis pour finir que "le problème n’est pas simple" et

    qu’"on pourrait ainsi caractériser les comportements: résistance prophétique, collaboration, tolérance". (apic/jmg/mp)

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