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    apic/Jérusalem/Statut spécial réclamé par les communautés chrétiennes

    Terre Sainte: Mémorandum des Eglises sur la (051294)

    signification de Jérusalem pour les chrétiens

    Un Statut juridique et politique spécial garanti internationalement

    Jérusalem, 5décembre(APIC) Les communautés chrétiennes de Jérusalem dans

    leur ensemble réclament un Statut juridique et politique spécial, garanti

    par la communauté internationale, afin que la ville sainte des enfants

    d’Abraham - juifs, chrétiens et musulmans - reste une ville ouverte à tous,

    "une cité de Dieu que personne ne peut s’approprier de façon exclusive".

    Aujourd’hui, "pour des raisons politiques ou de sécurité", il n’y a pas

    de libre accès aux Lieux Saints pour tous en Terre Sainte. Depuis des mois,

    notamment suite à divers attentats sanglants, le clergé, et à fortiori les

    fidèles de Cisjordanie et de Gaza, ne peuvent se rendre librement à leurs

    sanctuaires de Jérusalem. Les territoires occupés sont en effet toujours

    bouclés et rares sont ceux qui peuvent obtenir l’autorisation d’en sortir.

    Israël ne veut pas discuter de la souveraineté sur Jérusalem

    Dans un mémorandum sur la signification de Jérusalem pour les chrétiens,

    que viennent d’adopter les 12 communautés chrétiennes de la Ville sainte

    (une première dans cette ville où l’oecuménisme n’est pas toujours à l’ordre du jour!), les chefs religieux estiment que Jérusalem "ne peut pas appartenir exclusivement à un seul peuple ou à une seule religion". Ils contredisent ainsi la position de l’Etat d’Israël, que le ministre des affaires étrangères israélien Shimon Peres a répétée jeudi 1er décembre au pape

    Jean Paul II qui le recevait au Vatican. Israël ne voit pas d’autre solution qu’une "protection israélienne des Lieux Saints", mais pas question de

    négocier la souveraineté de la cité qui est pourtant une ville sainte pour

    les peuples des trois religions monothéistes.

    Pour les 12 Eglises chrétiennes de Jérusalem signataires du mémorandum les Patriarches grec-orthodoxe, latin, arménien, le Custode de Terre Sainte, les archevêques copte, syriaque et éthiopien, les évêques anglican et

    luthérien, les vicaires patriarcaux grec-catholique, maronite et syrien

    catholique - le caractère unique de Jérusalem lui confère une vocation spéciale: l’appel à la réconciliation et à l’harmonie entre tous ses citoyens,

    pèlerins ou visiteurs.

    Les chrétiens de Jérusalem, comme les juifs et les musulmans, veulent

    pouvoir y vivre "chez eux", en paix les uns avec les autres. Ils déplorent

    que la ville "pour sa valeur symbolique et émotive", soit utilisée aussi

    dans le réveil des différents nationalismes et des fondamentalismes dans la

    région et ailleurs. Devenue source de conflits et de divisions, au coeur du

    contentieux israélo-palestinien et israélo-arabe, "son mystère attire les

    croyants, mais en même temps sa situation présente non enviable est source

    de scandale pour beaucoup", peut-on lire dans ce mémorandum.

    Jérusalem, "capitale de l’humanité"?

    Les signataires se réjouissent que dans le cadre du processus de paix

    actuel entre Israël et le monde arabe, des pas nouveaux ont été faits et

    des signes concrets ont été posés, mais Jérusalem est encore tenue à

    l’écart de ce processus. Son statut et la question de la souveraineté sur

    la ville sont parmi les questions les plus difficiles à résoudre. Les Eglises chrétiennes, dans leur mémorandum, souhaitent que ceux qui la gouvernent ses en fassent la "capitale de l’humanité".

    A cause de la signification universelle de la ville, la communauté

    internationale doit être engagée dans la garantie stable et permanente de

    ce Statut. "Jérusalem est trop précieuse pour dépendre uniquement des

    autorités locales, municipales ou politiques nationales quelles qu’elles

    soient. L’expérience montre qu’une garantie internationale s’impose".

    Cette vision universelle de Jérusalem, estiment-ils encore, devrait aider ceux qui y détiennent le pouvoir, à comprendre l’attachement des autres

    pour elle et à accepter de la partager avec eux. (apic/be)

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