Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 85 lignes (max. 75 signes), 917 mots et 6115 signes.

    apic/Jérusalem/Patriarche latin/Critique sévère/Netanyahu/Processus de paix

    Jérusalem:Le patriarche latin Michel Sabbah (231296)

    fustige la politique de Benjamin Netanyahou

    La dignité de la population palestinienne foulée aux pieds

    Jérusalem, 23décembre (APIC) A la veille de Noël, le patriarche latin de

    Jérusalem Michel Sabbah ne mâche pas ses mots pour fustiger la politique du

    premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Le gouvernement israélien,

    depuis l’arrivée au pouvoir de Netanyahou, a gelé le processus de paix et

    ne cesse de violer la dignité de la population palestinienne, a déclaré

    lundi Mgr Sabbah dans une interview accordée au correspondant de l’agence

    de presse APIC.

    Le patriarche latin déplore vivement le bouclage, à l’approche des fêtes

    de Noël, de la ville de Jérusalem, coupée des territoires palestiniens. Un

    tel bouclage a des conséquences économiques désastreuses pour les Palestiniens, souligne Mgr Sabbah. Et ce verrouillage se fait également lourdement

    sentir dans le domaine de la vie religieuse, puisque les chrétiens de Bethléem, à une distance d’à peine huit kilomètres, ne peuvent se rendre aux

    lieux saints de Jérusalem.

    Liberté pour les chrétiens du monde entier, pas pour les chrétiens du lieu

    Les Eglises du monde entier, qui peuvent se trouver à n’importe quelle

    distance de la Terre Sainte, ont la possibilité d’organiser sans encombres

    des pèlerinages à Jérusalem et de visiter les lieux saints, tandis que cela

    reste interdit aux chrétiens de Bethléem et de tous les autres territoires

    palestiniens, affirme le chef de l’Eglise latine.

    Le "check-point" installé par les Israéliens entre Jérusalem et Bethléem

    ne perturbe pas seulement la vie religieuse, mais il entrave aussi gravement la vie quotidienne, les visites à la parenté et aux amis, la fréquentation des écoles et des hôpitaux. "Jérusalem, le coeur de la vie des Israéliens, est dans la même mesure le coeur de la vie des Palestiniens; pour

    tous les territoires environnants, la ville demeure le coeur spirituel et

    le coeur de la vie quotidienne".

    Le chef religieux chrétien considère qu’installer des barrages n’est pas

    la meilleure garantie de la sécurité des Israéliens. Les autorités responsables devraient trouver d’autres moyens qui permettent que la vie se développe pacifiquement dans les territoires palestiniens. Pour que les sentiments des Palestiniens se transforment et passent de la frustration et du

    désespoir - et de la violence qui en résulte - à la coexistence pacifique

    et à la réconciliation. "Cela serait beaucoup plus efficace que tous les

    barrages possibles pour atteindre la sécurité nécessaire aux Israéliens",

    insiste Mgr Sabbah.

    Seule la dignité des juifs est respectée

    Dans ce conflit, affirme le patriarche latin de Jérusalem, l’homme est

    traité strictement selon sa nationalité. "S’il s’agit d’un Juif, sa dignité

    humaine sera respectée, si c’est un Palestinien, il passera en tout premier

    lieu pour un ennemi, et on jugera de cette façon sa dignité humaine. Il

    pourra ainsi facilement, et sans raison, être battu par les soldats à un

    barrage, ou attendre, les bras en l’air et la face contre un mur, des

    heures durant; sa terre peut être confisquée. Il y a même des lois qui ont

    été votées qui doivent légaliser ces confiscations".

    Le quotidien arabe "Al-Nahar" le 21 décembre dernier, se référant à des

    sources militaires israéliennes, a écrit que des jeunes Israéliens s’annoncent à l’armée "parce qu’ils ont du plaisir à battre les Palestiniens". Cela concerne peut-être une petite minorité, concède le patriarche latin,

    mais elle existe. L’attitude fondamentale globale contre les Palestiniens,

    qui sont d’abord considérés comme ennemis avant d’être vus comme des êtres

    humains, - avec toutes les conséquences pratiques que cela entraîne - ne

    peut conduire à la paix, poursuit Mgr Sabbah: "Une telle attitude conduit à

    la destruction de la nature humaine en même temps qu’elle ruine la paix et

    la sécurité".

    Le processus de paix est en sérieux danger

    Pour Mgr Michel Sabbah, le processus de paix est en sérieux danger. Depuis l’arrivée au pouvoir de Netanyahou, "il n’y a en aucune façon eu des

    progrès, mais bien au contraire des reculs". Et de citer la décision récente d’implanter à Jérusalem une colonie juive à proximité du Mont des Oliviers, dans une zone purement arabe. "C’est une mesure explosive, qui peut

    faire sauter la paix". D’autre part, les habitants palestiniens de Jérusalem, qui pour des raisons de travail, d’étude ou autres, n’habitent pas

    dans la ville, se voient dérober leurs documents, de sorte qu’ils n’ont absolument plus aucun droit de revenir à la maison. Le patriarche mentionne

    encore le retard gros de frustration dans la question de la ville d’Hébron.

    Dressant le bilan d’un an d’administration palestinienne de Bethléem,

    Mgr Sabbah relève que le changement principal réside dans la liberté

    individuelle de la population, qui a retrouvé sa dignité et n’est plus

    humiliée par les soldats israéliens. La sécurité des personnes est garantie

    dans les territoires administrés par les Palestiniens, même si les

    nouvelles autorités manquent d’expérience. "La bonne volonté est là",

    souligne-t-il, et l’administration palestinienne demande souvent conseil

    aux responsables des Eglises et prêtent attention à leurs suggestions.

    Par contre, le bouclage des territoires par les Israéliens et la fermeture de l’accès à Jérusalem - centre névralgique pour la vie économique,

    les domaines culturels, sociaux et sanitaires - entrave totalement la liberté de mouvement hors de Bethléem. "Les conséquences en sont le manque de

    travail, l’absence d’un revenu régulier pour la population, plus de contacts avec Jérusalem, plus de vie économique normale". Evoquant les courants qui militent pour la paix dans la société israélienne et les actions

    communes israélo-palestiniennes, Mgr Sabbah conclut qu’il faudrait "bien

    davantage d’actions de ce genre pour relancer le processus de paix". (apickna/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus