Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 48 lignes (max. 75 signes), 492 mots et 3366 signes.

    apic/Jérusalem/Noël/Interview de Mgr Lutfi Laham

    Jérusalem: Les 12 communautés chrétiennes veulent (071294)

    fonder un Conseil supérieur d’Eglises à la mi-décembre

    Une première historique

    Jérusalem, 7décembre(APIC) Pour la première fois dans l’histoire mouvementée de leur cohabitation en Terre Sainte, les 12 communautés chrétiennes

    de Jérusalem devraient être réunies dès la mi-décembre au sein d’un Conseil

    supérieur des Eglises chrétiennes.

    "C’est une chose très importante pour l’avenir, nous allons voir comment

    nous pourrons avoir ensemble une voix commune", a confié à l’agence APIC

    l’archevêque Lutfi Laham, l’exarque patriarcal grec melkite catholique de

    Jérusalem.

    A l’heure actuelle, il n’y a que les catholiques - latins, grecs-catholiques, syriens, arméniens, maronites - qui soient organisés de cette façon

    en Terre Sainte. Mgr Laham estime que le tout récent "Mémorandum sur la signification de Jérusalem pour les chrétiens", adopté par l’ensemble des

    communautés chrétiennes de la Ville Sainte ouvre des perspectives intéressantes. Notamment sous l’angle des rapports entre les confessions chrétiennes de Terre Sainte, car c’est la première fois que toutes se mettent d’accord pour signer un document commun.

    Le "Mémorandum" affirme que Jérusalem "ne peut appartenir exclusivement

    à un seul peuple ou à une seule religion" et demande, à cause de la signification universelle de la ville, que la communauté internationale offre

    une garantie stable et permanente d’un statut spécial pour la Ville Sainte

    des trois religions monothéistes. Aujourd’hui, note Mgr Lutfi Laham, pour

    des raisons politiques et de sécurité, l’accès aux Lieux Saints n’est pas

    libre.

    Espoir pour Noël?Les territoires occupés toujours bouclés

    "C’est terrible, les chrétiens et les musulmans palestiniens ne peuvent

    pas venir à Jérusalem; même les moines, les religieuses et les religieux

    des territoires occupés ne le peuvent pas", note l’archevêque Laham. Et

    cette situation dure depuis des mois. Ainsi, le curé melkite de Naplouse ne

    peut se rendre que très difficilement à Jérusalem: il reçoit un permis,

    après maintes démarches, valable pour une seule journée, l’obligeant à

    quitter la ville à 19h. "C’est contre le statut de Jérusalem", souligne Mgr

    Laham.

    Pour Noël, les responsables religieux chrétiens se demandent si les

    chrétiens de Bethléem ou de Ramallah pourront venir prier au Saint-Sépulcre, ce que beaucoup d’entre eux n’ont pu faire depuis des années. On espère du côté des Eglises que grâce aux pressions internationales, les Israéliens donneront des permissions et des facilités pour les chrétiens des

    territoires occupés.

    Mgr Laham souhaite que le processus de paix israélo-palestinien en cours

    permette que le Noël de cette année soit fêté normalement. Depuis quelques

    temps, dans les rues, on sent que l’événement est très attendu. L’on craint

    tout de même que les tensions intrapalestiniennes - notamment les dissensions entre l’autorité palestinienne et les intégristes du Hamas - ne débouchent sur un conflit sanglant.

    "A Jérusalem et dans les territoires occupés, on remarque une grande attente au plan religieux, économique, touristique, car c’est la première

    fois que l’on va fêter dans une atmosphère de paix... mais on ne sait pas

    si cet espoir sera encore une fois frustré", commente Mgr Laham. (apic/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus