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    apic/Jérusalem/Archéologie/Découverte... (?)

    Jérusalem: On a "retrouvé" la tombe de "Jésus"

    Ce n’est pas un poisson d’avril

    Pas nouveau... et surtout des noms répandus à l’époque (010496)

    Jérusalem, 1eravril(APIC) Six tombes portant respectivement les noms de

    "Jésus, fils de Joseph", de Joseph, de Marie, d’une autre Marie, de Matthieu et de "Juda, fils de Jésus", retrouvées à Jérusalem par des archéologues israéliens en 1980, reviennent sur le devant de la scène grâce à une

    émission télévisée de la BBC programmée pour le dimanche de Pâques.

    Le "Sunday Times" du 31 mars en a donné une anticipation, reprise dans

    la presse italienne de ce 1er avril. "Jésus n’est pas ressuscité: nous en

    avons trouvé les preuves", titre "La Stampa", qui précise qu’"il ne s’agit

    pas d’un poisson d’avril".

    Selon l’article du "Sunday Times" signé par Joan Bakewell, la journaliste qui a fait le reportage pour la BBC, les autorités archéologiques israéliennes ont répertorié ces tombes vides et leurs inscriptions depuis

    1980, année où elles ont été retrouvées à Talpiot, au sud de Jérusalem.

    Cette découverte, dit-elle, donne "une secousse électrique au débat séculaire: le corps de Jésus est-il vraiment ressuscité des morts au matin de

    Pâques?".

    Joan Bakewell rapporte l’avis de plusieurs experts qu’elle a interrogés:

    "Marie est le nom de femme le plus répandu à l’époque", précise Tal Ham, un

    des plus grands spécialistes israéliens de la question, et Joseph est le

    second nom le plus utilisé chez les hommes. Quant à Jésus, ce nom est très

    typique. L’éventualité que cette tombe soit celle de Jésus de Nazareth et

    de sa famille est assez peu probable." Un autre archéologue israélien, Amos

    Kloner, est encore plus formel: "La possibilité qu’il s’agisse de la famille de Jésus est proche de zéro. Ces tombes appartenaient à une famille riche qui les ont utilisées durant des générations".

    En revanche personne ne met en doute la validité des inscriptions, "bien

    qu’elles soient difficiles à lire", précise la journaliste. "Si ces urnes

    n’avaient pas été trouvées dans une tombe, j’aurais affirmé à 100% qu’il

    s’agit de faux, affirme Joe Zias, archéologue du Rockfeller Museum. Or, le

    fait qu’elles proviennent d’un très bon contexte archéologique, qu’elles

    ont été répertoriées et interprétées par des archéologues rend l’ensemble

    surprenant: il n’y a ni inventions, ni falsifications". (apic/imed/pr)

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