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    apic/Jean Paul II / Liberté religieuse

    Rome: "La liberté religieuse est un droit (101295)

    inviolable de la personne humaine", rapelle Jean Paul II

    Rome, 10décembre(APIC) La liberte religieuse est un droit inviolable de

    la personne humaine, a rappelé samedi matin Jean Paul II dans un message au

    Congrès international "Sécularisme et liberté religieuse" qui s’est tenu à

    Rome du 5 au 7 décembre, pour les 30 ans de la déclaration conciliaire sur

    la liberté religieuse, ’Dignitatis Humanae’.

    L’engagement de l’Eglise pour ce droit a eu, souligne le pape, un retentissement qui a dépassé les attentes du Concile, en mobilisant des "énergies morales et religieuses énormes", aptes à susciter ces dernières années

    des "transformations sociales et politiques" et à influer sur "la structure

    des relations internationales".

    Lorsque l’Eglise défend "le droit inaliénable à la liberté religieuse",

    elle défend "l’intégrité et la légitimité du dialogue entre le coeur et

    l’esprit humain et le Créateur". Elle défend "la vérité de la personne humaine".

    En raison de ce droit, le Concile a à la fois reconnu "l’autonomie de

    l’ordre temporel", et les "limites" de cette autonomie. Il faut en effet

    rejeter toute doctrine qui voudrait "construire une société sans tenir

    compte de la religion" ou qui "attaque et détruit la liberté religieuse de

    ses citoyens (LG 36)". Les "idéologies politiques" et des "formes de haines

    religieuses et ethniques" on fait, en ce siècle "des millions de victimes

    innocentes".

    Mais tenir, de facon plus subtile, que la société doive "reléguer dans

    le domaine de l’opinion privée" les croyances religieuses et les "convictions morales qui découlent de la foi" de ses membres serait aussi une forme de "persécution", sous couvert de "neutralité". Ceci revient à exclure

    "la contribution de la religion" à la vie institutionnelle de la société.

    Plus encore, c’est promouvoir "une culture qui redéfinit l’homme comme

    étant moins que ce qu’il est". Les questions morales sont au coeur des

    grands choix de société. Les croyants doivent donc s’engager dans "le dialogue et la persuasion".

    En même temps, l’Eglise, rappelle le Pape en citant ’Tertio Millenio Adveniente’, "reconnaît, dans un esprit de profonde repentance, ces moments

    de l’histoire où l’on a consenti à l’intolérance et même à user de la violence au service de la vérité". Comme l’affirme ’Dignitatis Humanae’, la

    vérité ne s’impose que par sa propre force (n. 1). Elle ne réclame le secours d’aucun pouvoir, mais "elle demande seulement qu’on lui permette de

    s’adresser à l’homme en toute liberté". Elle demande "à tout être humain de

    répondre à l’Evangile" avec toute son humanité. (apic/asz/mp)

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