Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 58 lignes (max. 75 signes), 614 mots et 4108 signes.

    apic/Jean Paul II/Instituts séculiers/ 50 ans

    Rome:Symposium de la Conférence mondiale des Instituts séculiers(030297)

    50 ans de reconnaissance canonique

    Rome, 3février(APIC) Les Instituts séculiers de vie consacrée représentent, dans le contexte culturel et social actuel, un "risque" courageux:

    ils assument une "responsabilité" pour édifier un monde plus juste. Le pape

    Jean-Paul II l’a affirmé en ouverture du Symposium international de la Conférence mondiale des Instituts séculiers, à l’occasion des 50 ans de leur

    reconnaissance canonique.

    Le Symposium, qui rassemble près de 250 participants, se tient cette semaine à Rome. Rappelons que dans les Instituts séculiers, il n’y a pas de

    voeux publics, la vie commune ne s’impose pas; c’est dans le monde que

    leurs membres se sanctifient et pratiquent l’apostolat selon les constitutions de leur Institut. Pour eux, les deux appels - l’appel du monde et

    l’appel de Dieu - n’en font qu’un. Plus de 150 Instituts, représentant

    quelque 50’000 personnes, sont reconnus et présents dans toutes les parties

    du monde.

    Il y a 50 ans, sous le pontificat de Pie XII, la Constitution apostolique "Provida Ecclesia Mater" donnait en effet aux Instituts séculiers une

    assise canonique confirmant leur expérience de vie consacrée au coeur du

    monde, du "siècle", comme leur nom l’indique. Une forme de vie consacrée

    dont le pape souligne l’aspect "prophétique".

    Le pape remonte à l’intuition spirituelle de saint François de Sales

    pour qui la perfection de la vie chrétienne devait être vécue dans tous les

    milieux sociaux, dans tous les états de vie, de la boutique de l’artisan à

    la caserne du soldat. C’est ce que le Concile Vatican II a repris en

    réaffirmant la vocation de tous les baptisés à la sainteté.

    Ainsi, la vie religieuse, au sens canonique strict, n’épuise pas la

    possibilité de "suite intégrale du Seigneur", remarque Jean-Paul II. La vie

    consacrée "séculière" représente pour sa part une espérance de renouveau

    chrétien des familles, des milieux professionnels et sociaux. Un nouvel

    élan apostolique est ainsi rendu possible dans des milieux difficilement

    accessibles au message de l’Evangile.

    Jean-Paul II rappelle la part qu’a prise le futur Paul VI dans

    l’élaboration des statuts canoniques des Instituts séculiers. Pour Mgr

    Montini, ils constituaient une réponse à son inquiétude profonde: comment

    faire la synthèse entre la pleine donation au Christ selon les "conseils

    évangéliques" et une action qui transforme le monde de l’intérieur.

    Ne pas reléguer Dieu dans la sphère privée

    Le pape oppose cette forme d’engagement exigeante à une fausse conception de la "sécularité" selon laquelle Dieu reste étranger à la construction de "l’avenir de l’humanité". Le choix de Dieu est relégué à une affaire privée, qu’on peut tout au plus "tolérer", mais sans incidence sur la

    culture ou la société.

    Les Instituts séculiers répondent donc à ce défi: conjuguer le maximum

    de don à Dieu et le maximum de participation, comme le rappelle le nom de

    la Constitution conciliaire "Gaudium et Spes", aux joies et aux espérances,

    aux angoisses et aux douleurs du monde. Et cela pour ouvrir le monde au

    dessein de salut de Dieu.

    Une Eglise intransigeante contre tout choix de mort

    Selon les termes du pape, ces Instituts sont pour le monde signes d’une

    "Eglise amie des hommes" et capable de consoler "toute sorte d’affliction".

    Et Jean-Paul II d’ajouter immédiatement: "mais aussi intransigeante contre

    tout choix de mort, de violence, de mensonge et d’injustice". Dans ce sens,

    ces Instituts sont une "modalité providentielle et efficace de témoignage

    évangélique".

    De fait, explique le pape, le monde, sans toujours en être conscient,

    aspire à rencontrer la vérité de l’Evangile pour un progrès de l’humanité

    "véritable" et "intégral". C’est pourquoi le témoignage des Instituts séculiers doit être "limpide", opérant une vivante synthèse entre foi et vie,

    Evangile et histoire, don à Dieu et service fraternel. (apic/imedia/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus