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    apic/Jean Paul II / biographie

    Rome: Karol Wojtyla en partie auteur d’"Humanae vitae"? (170495)

    Le pape Paul VI pensait à l’archevêque de Cracovie pour lui succéder

    Rome, 17avril(APIC) Le pape Paul VI souhaitait avoir Karol Wojtyla pour

    successeur. Telle est la principale "révélation" de la nouvelle biographie

    de Jean Paul II récemment sortie de presse et due à l’écrivain américain

    Tad Szulc. Paul VI aurait particulièrement été impressionné par la contribution de Mgr Wojtyla, alors archevêque de Cracovie, à l’encyclique "Humanae vitae" en 1968.

    Selon un théologien polonais cité par l’auteur, 50 à 60% du projet du

    cardinal Wojtyla ont été repris dans le document final. Par la suite, Paul

    VI a régulièrement fait venir Karol Wojtyla à Rome pour lui demander son

    avis et l’introduire dans les milieux du Vatican.

    Selon Szulc, l’élection de Jean Paul II n’est cependant pas due à une

    stratégie mise en place par Paul VI, mais plutôt aux querelles entre les

    cardinaux italiens. Lors d’une deuxième conclave de 1978, après la mort de

    Jean Paul Ier, il devint évident que la rivalité entre les cardinaux Benelli et Siri, la crise financière du Vatican et la crise politique italienne

    ouvraient la voie à un pape "venu d’un pays lointain", relève l’auteur.

    Moscou aurait soutenu, bien involontairement, l’ascension du futur Jean

    Paul II. Abusé par son passé d’ouvrier, les maîtres du Kremlin, lui auraient laissé le champ libre, afin de neutraliser l’influence du primat de

    Pologne, Mgr Wyszynski. Leonid Brejnev aurait reconnu lui-même lors d’un

    téléphone à Edward Gierek, alors chef du Parti commniste polonais, avoir

    sous-estimé Mgr Wojtyla. Le chef du Kremlin avait tenté alors d’empêcher la

    première visite de Jean Paul II en Pologne en juin 1979. "On doit l’obliger

    à renoncer à ce voyage pour des ’raisons de santé’", aurait-il dit à son

    homologue polonais. Ce à quoi Gierk aurait répondu: "Je ne peux rien faire,

    c’est le pape."

    Sans faire de lien avec l’attentat contre Jean Paul II du 13 mai 1981,

    l’auteur rapporte que le même Brejnev aurait fait établir par le KGB un

    programme en six points invitant les partis communistes des ’pays-frères’ à

    contrer la nouvelle politique orientale du Vatican.

    La tension s’est ensuite apaisée, explique Tad Szulc. Qui affirme que le

    général Jaruzelski lui a indiqué qu’après son avènement à la tête de l’Union Soviétique, Gorbartchev avait fait part, en 1986, d’un profond intérêt

    pour la doctrine sociale de l’Eglise présentée par Jean Paul II. Lors d’une

    visite au Vatican en 1987, le général polonais aurait eu une conversation

    privée avec le pape sur la ’question soviétique’. Un an plus tard Jean Paul

    II a envoyé le cardinal secrétaire d’Etat à Moscou, porteur d’une missive

    de six pages dont le contenu est resté secret jusqu’ici. (apic/kpr/mp)

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