Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 51 lignes (max. 75 signes), 568 mots et 3838 signes.

    apic/Jean Paul II / Andreotti

    Rome: Le pape interpelé publiquement durant la messe (131295)

    pour avoir serré la main de Giulo Andreotti

    Un étudiant s’en prend au micro à l’ancien premier Ministre

    Rome, 13décembre(APIC) Le pape Jean Paul II a été publiquement pris à

    parti mardi après midi lors d’une messe à la basilique St-Pierre. Un

    étudiant a interrompu le texte qu’il devait lire au micro pour reprocher à

    Jean Paul II d’avoir il y a quelques jour, longuement serré la main de

    l’ancien premier Ministre Giulio Andreotti soupçonné de collusion avec la

    mafia.

    "Saint-Père, il y a quelque chose que je n’ai pas compris", a lancé

    l’étudiant provoquant un silence interloqué dans la basilique St-Pierre,

    durant la messe que le pape célèbre chaque année pour le monde universitaire romain et à laquelle assistaient 7’000 étudiants.

    "Il y a quelques jours, quelqu’un a été accueilli dans la Salle Paul VI

    toute proche, avec cinq minutes d’applaudissements", a-t-il poursuivi. Sans

    le citer, l’étudiant visait Giulio Andreotti, grande figure de la Démocratie chrétienne italienne et sénateur à vie, actuellement en audience judiciaire pour répondre de l’accusation, lancée par des mafieux repentis, de

    "collusion avec la mafia". Ce qui lui vaut plusieurs procès qui passionnent

    toute l’Italie et qui ne cessent de rebondir.

    Le 25 novembre dernier, Giulio Andreotti, qui avait été invité comme

    orateur à un congrès sur la médécine organisé à Rome par le cardinal Angelini, a participé à l’audience donné par le pape aux congressites. Le cardinal Angelini, ami d’université d’Andreotti, l’a invité à venir saluer

    personnellement Jean Paul II et a suggéré de lui rendre hommage. Le sénateur a alors été ovationné durant cinq minutes par les participants.

    Ces applaudissements ne pouvaient passer inaperçus en Italie au moment

    où Andreotti se trouve dans l’oeil du cyclone. Ils ont en tout cas choqué

    le jeune étudiant qui parlait au micro de la basilique St-Pierre. "Les plus

    grands journaux, a-t-il poursuivi, ont écrit qu’il avait été accueilli par

    une ovation. Je voudrais répondre avec les mots mêmes d’Aldo Moro (leader

    de la Démocratie Chrétienne enlevé puis assassiné par les Brigades Rouges

    en 1978 ndlr) alors qu’il était séquestré: ’Il (ndlr: Andreotti) a été indifférent, livide, absent, fermé dans son propre dessein de gloire’."

    Et l’étudiant d’enchaîner: "On peut être terne, Monsieur Andreotti, mais

    honnête. Terne, mais bon. Terne, mais plein de ferveur. C’est bien cela qui

    vous manque: la ferveur humaine. Vous n’avez pas la bonté, la sagesse, la

    souplesse, la limpidité qui caractérisent les rares démocrates chrétiens

    qui existent. Vous n’êtes pas de ceux-là. Vous durerez un peu plus, ou un

    peu moins, mais vous passerez sans laisser de trace..."

    L’étudiant a alors repris la fin du texte prévu de la prière universelle

    avant de regagner sa place, tandis que dans l’entourage du pape les regards

    s’animaient, cherchant qui pouvait bien être le responsable cet "incident

    déplaisant" selon les termes du quotidien de la Conférence épiscopale

    l’"Avvenire", de mercredi. Jean-Paul II, de son côté, a écouté, impassible.

    L’"affaire Andreotti", connu pour être un grand ami du Vatican - où il

    ne compte pourtant pas que des amis - gène considérablement le Saint-Siège:

    à travers lui, c’est un demi-siècle de politique démocrate-chrétienne qui

    est aujourd’hui en procès. Si la majorité des cardinaux de curie, surtout

    les non-Italiens, ont toujours observé une grande réserve sur les questions

    de politique italienne, ce n’est pas le cas de certains "Monsignori" italiens et romains, notamment le cardinal Angelini, président du Conseil pontifical pour la pastorale des services de santé, ami personnel du sénateur.

    (apic/jmg/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus