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    apic/Italie/Ligue lombarde/Evêques

    Italie: Les évêques - sauf un - prennent

    leurs distances avec la Ligue Lombarde (080596)

    Rome, 8mai(APIC) Les récentes déclarations du leader de Ligue Lombarde,

    Umberto Bossi, qui affirme vouloir créer un Parlement et un gouvernement

    autonome de la région Nord de l’Italie, inquiètent les évêques italiens,

    mais aussi "L’Osservatore Romano".

    Les évêques, réunis en assemblée plénière à Rome depuis lundi, ont nettement pris leurs distances avec les thèses séparatistes qui agitent le débat politique italien. A l’exception de l’un d’entre eux, Mgr Alessandro

    Maggiolini, évêque de Côme, ville proche de la Suisse, au nord de Milan,

    dans laquelle le pape s’est rendu dimanche dernier. Mgr Maggiolini, considère depuis longtemps que le problème posé par la Ligue Lombarde mérite

    d’être pris au sérieux.

    La revue jésuite "La Civiltà Cattolica" donnait la semaine dernière la

    mesure de la question en analysant les résultats des élections italiennes

    du 21 avril: "Le fait préoccupant est que la Ligue lombarde gagne justement

    des voix dans la partie la plus riche et évoluée du pays: 30% dans le Veneto, 25% en Lombardie et dans le Frioul, 20% dans le Piémont..."

    Pour Mgr Maggiolini, le problème que pose la Ligue Lombarde est celui de

    "trouver une articulation entre le régionalisme et l’unité du pays" et à

    revoir "la question de la distribution des efforts et des fruits du travail" en Italie. Il estime en effet que la solidarité entre le Nord et le

    Sud du pays a des limites: "S’il est vrai que la solidarité est un devoir

    moral, il n’est pas dit qu’il est un devoir moral de faire la solidarité à

    tout prix", estime l’évêque de Côme. Un point de vue qui a donné lieu, selon l’intéressé, à "une très franche discussion" avec ses confrères évêques, tous réunis à Rome pour l’assemblée plénière.

    La prise de position des évêques italiens n’a pas manqué de "scandaliser" Irene Pivetti, ex-présidente de la Chambre des députés italiens, l’une

    des responsables de la Ligue Lombarde, connue par ailleurs comme une catholique conservatrice. "Je ne comprends pas pourquoi la Conférence épiscopale

    italienne doit se préoccuper des problèmes politiques et institutionnels du

    pays", a-t-elle déclaré, protestant que "les évêques confondent les rôles".

    "Néanmoins, le fait qu’ils parlent d’une "nouvelle" unité de l’Italie me

    paraît être un bon signe", a-t-elle ajouté. (apic/imed/pr)

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