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    apic/Italie/Elections/Recommandations des évêques/Neutralité politique

    Elections en Italie:L’Eglise et les évêques restent neutres(260396)

    Cela ne signifie pas une "diaspora culturelle" des catholiques

    Rome, 26mars(APIC) L’Eglise catholique italienne a déclaré vouloir se

    comporter de façon strictement neutre avant les élections parlementaires du

    21 avril prochain. Ainsi, contrairement au passé, les évêques ne donneront

    aucune recommandation implicite ou explicite en faveur d’une démocratiechrétienne aujourd’hui éclatée.

    Lors de l’ouverture du Conseil permanent de l’épiscopat, le cardinal Camillo Ruini, président de la Conférence des évêques italiens (CEI), a rappelé que l’Eglise et les associations ecclésiales ne doivent et n’entendent

    pas s’impliquer dans les choix politiques ou partisans. Ce qui ne signifie

    pourtant pas une "diaspora culturelle" des catholiques, a-t-il souligné.

    Le cardinal Ruini a mis en garde contre la tentation de se désengager.

    Il a invité les gens à participer aux élections, relevant que "l’appartenance à la communauté nationale" s’exprime aussi, même si ce n’est pas de

    façon exclusive, par le devoir de voter. Les électeurs catholiques sont invités à se déterminer en fonction des "qualités morales, de la capacité et

    des compétences, des contenus concrets des programmes et des orientations

    des forces politiques". Le choix des électeurs doit se faire en cohérence

    avec la doctrine sociale de l’Eglise, dans son intégralité, a-t-il insisté.

    A l’adresse des hommes politiques, le cardinal Ruini leur demande de

    donner un bon témoignage d’eux-mêmes, pour améliorer le climat moral du

    pays et combler le fossé qui s’est creusé entre les gens et les institutions. Dans le passé, les évêques italiens appelaient de façon plus ou

    moins explicite à voter démocrate-chrétien (DC) pour faire rempart à la menace communiste. Aujourd’hui, en vue des élections du 21 avril, les partis

    héritiers de l’éclatement de la DC se retrouvent - comme le PPI de Gerardo

    Bianco - dans l’alliance de centre-gauche de Romano Prodi, tandis que les

    partis CCD de Pierferdinando Casini et CDU de Rocco Buttiglione se retrouvent dans le "pôle de la liberté" du magnat de la presse Silvio Berlusconi.

    (apic/cic/be)

    (apic/jmg/be)

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