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    apic/Italie/ avortement

    Italie: la controverse sur l’avortement rebondit (300495)

    Le rédacteur en chef de "L’Unità" pour une révision de la loi

    Rome, 30avril(APIC) L’intervention sur les ondes de Radio Vatican du président de la Cour constitutionnelle italienne, Antonio Baldassare, plaidant

    pour une révision restrictive de la loi sur l’avortement, suscite les réactions de nombreux milieux en Italie. Certains y voient une prise de conscience politique après l’encyclique du pape "L’Evangile de la vie" rappelant fermement la condamnation de l’avortement.

    Mgr Elio Sgreccia, vice-président du Conseil pontifical pour la Famille,

    a déclaré à "La Repubblica" avoir appris "avec plaisir le désir de révision

    d’une loi qui a mal interprété la Constitution". A ses yeux, "une loi qui

    autorise l’avortement doit être annulée par tous les moyens légaux non violents".

    Un avis que partage Irène Pivetti, la présidente de l’Assemblée Nationale, apparentée à la Ligue Lombarde et catholique militante: "Le problème

    soulevé par le président de la Cour ne peut rester un tabou, comme il l’a

    été pendant des années. La question est la suivante: doit-on privilégier le

    droit d’avorter ou le droit de vivre?"

    Autre réaction remarquée, celle de Walter Veltroni, rédacteur en chef de

    "L’Unità", le quotidien de l’ex-Parti communiste, et candidat à la viceprésidence du Conseil dans un éventuel gouvernement de centre-gauche avec

    les démocrates-chrétiens de Romano Prodi: "Je suis favorable à une révision

    de la loi, dit-il, dans le sens d’un renforcement de la prévention."

    Dans l’interview à la radio vaticane A. Baldassare, parlant de la loi

    sur l’avortement, a jugé "nécessaire de repenser ce problème du fait que,

    du point de vue du droit constitutionnel, il est très difficile, je dirais

    même impossible, de reconnaître l’avortement comme un droit lié à la liberté de la mère". Et le juriste de plaider vigoureusement pour "le droit à la

    vie dès la conception". Une prise de position qui a fait la une des journaux italiens, en raison de la fonction éminente de ce magistrat chargé de

    vérifier la constitutionnalité des lois et de leur application.

    Antonio Baldassare a tenu vendredi à préciser sa pensée. Il observe dans

    une interview à "La Repubblica": "Je ne conteste pas la possibilité de

    l’avortement, je m’oppose à ce qu’on le considère comme un droit lié à une

    liberté. Je n’ai pas voulu et je ne veux pas parler de la loi, je ne partage pas la philosophie qui est derrière."

    L’avortement a été légalisé en Italie par le Parlement en 1978. Le maintien de cette loi controversée a fait l’objet d’un référendum populaire en

    1981. 68% des Italiens l’avaient alors approuvé. (apic/jmg/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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