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    apic/Interview de Vlk

    Le président du CCEE, le cardinal Vlk, (161194)

    veut plus de collaboration avec la KEK

    L’Eglise catholique doit oeuvrer pour l’unité et la

    collégialité avec d’autres confessions chrétiennes en Europe

    Varsovie, 16novembre(APIC) Les responsables catholiques romains devraient

    oeuvrer "à l’unité et à la collégialité" avec d’autres confessions chrétiennes en Europe, en particulier par des contacts avec des organisations

    internationales telles que la Conférence des Eglises européennes (KEK).

    C’est ce qu’affirme à l’agence oecuménique ENI le président du Conseil des

    Conférences épiscopales européennes (CCEE), Mgr Miloslav Vlk, l’archevêque

    de Prague qui vient d’être créé cardinal.

    "Tous, nous éprouvons très nettement la nécessité d’une communauté pour

    progresser ensemble," a souligné l’archevêque Vlk. Ces dernières cinquante

    années, dit-il, l’Eglise catholique romaine s’est rapprochée des Eglises

    protestantes traditionnelles, et toutes les Eglises doivent s’efforcer de

    collaborer.

    "Toutes les Eglises savent que c’est ensemble que nous devons offrir

    notre témoignage de foi. Et que sans l’unité, il ne sera pas crédible".

    L’archevêque Vlk, l’un des trente évêques élevés au rang de cardinal par le

    pape le mois dernier, a rappelé que le CCEE avait réussi à établir "une coopération très étroite" avec la KEK à Genève. La KEK compte 118 Eglises

    membres en Europe, entre autres des anglicans, des orthodoxes, des baptistes et des réformés.

    Entre autres initiatives, les deux organisations tiendront une session

    commune du Comité central de la KEK et de la réunion plénière du CCEE à Assise l’an prochain, qui ouvrira la voie à un grand rassemblement sur la réconciliation en 1997.

    L’hommage du président du CCEE à son prédecesseur

    Selon le cardinal Vlk, son prédécesseur, le cardinal Carlo Maria

    Martini, archevêque de Milan, a empêché une diminution de l’importance du

    CCEE en élevant la représentation et en y associant les responsables des

    conférences épiscopales nationales. Le projet de déplacer le secrétariat du

    CCEE de Saint-Gall, en Suisse, a été rejeté, relève-il, surtout pour lui

    permettre de rester à proximité des autres organismes chrétiens à Genève.

    Mgr Vlk est devenu archevêque de Prague en août 1992, et président du

    CCEE en avril 1993. Ordonné pendant le "Printemps de Prague" de 1968, il

    s’est vu retirer l’autorisation d’exercer ses fonctions sacerdotales par le

    régime communiste tchécoslovaque en 1978. Fonctions qu’il a cependant continué d’accomplir en secret, tout en travaillant comme laveur de vitres et

    archiviste à la banque nationale.

    En février 1990, après la "Révolution de velours" qui a mis fin au régime communiste en Tchécoslovaquie, il a été nommé évêque de Ceske Budejovice, avant de devenir primat de l’Eglise catholique romaine tchèque, succédant au cardinal Frantisek Tomasek.

    Tendances opposées de l’Eglise en Europe orientale et occidentale

    L’archevêque Vlk estime qu’il existe des "tendances opposées" au sein de

    l’Eglise catholique romaine en Europe orientale et occidentale. "Sous le

    communisme, commente-t-il, l’Eglise devait se retirer des affaires publiques et se concentrer sur sa vie spirituelle. Aujourd’hui, nous ressentons

    tous le besoin de nous engager et de nous pencher sur les problèmes de la

    société".

    Pour le cardinal tchèque, acquérir "la pratique du dialogue" est aujourd’hui une "nécessité existentielle" pour l’Eglise catholique romaine

    d’Europe orientale, qui doit aussi "dépasser le stade des stéréotypes" sur

    le rôle respectif des prêtres et des laïcs.

    Le président du CCEE a également reconnu que l’Eglise catholique romaine

    s’était rapprochée des confessions protestantes d’Europe grâce à l’importance redonnée à la vérité biblique.

    "Cette unité en la Parole de Dieu est le principe fondamental de l’Evangile, reconnue par les catholiques aussi bien que par les fidèles d’autres

    confessions". Et d’expliquer: "Les protestants qui mettent la Parole de

    Dieu au-dessus de tout ont réalisé que les catholiques vivent conformément

    à cette Parole. La constitution liturgique de notre Eglise parle de la présence du Christ dans la Parole de Dieu - le Christ qui est à nos côtés à

    l’heure où nous continuons de proclamer la Bonne Nouvelle. En tant que

    chrétiens, nous devrions ouvrir le chemin, et jeter des ponts sur les frontières qui nous séparent".

    Une coopération bien réelle entre la KEK et le CCEE

    Coopération bien réelle entre la KEK et le CCEE? A Genève, Jean Fischer,

    secrétaire général de la KEK, confirme lui aussi qu’il existe un engagement

    solide et permanent "de la part du CCEE et de la KEK, à poursuivre et à développer la coopération qui a commencé en 1972".

    Jean Fischer ajoute que cette coopération a eu de bons effets dans le

    cas de certaines situations en Europe. "Au cours des années, nous avons assisté à une évolution et un développement de la collaboration là où les

    Eglises catholiques romaines sont devenues membres à part entière des conseils nationaux d’Eglises et des Conseils chrétiens". (apic/eni/pr)

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