Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Mgr Paul Vollmar, nouvel évêque auxiliaire de Coire (090393)

    APIC- Interview

    Les relations humaines au centre de ses préoccupations

    "Rencontrer les gens... leur parler de vive voix..."

    Jean-Paul Federneder, pour l’agence APIC

    Fribourg, 9mars(APIC) L’annonce jeudi dernier de la nomination du Père

    marianiste Paul Vollmar comme nouvel évêque auxiliaire de Coire a été une

    surprise pour ses confrères, comme pour les observateurs de la vie religieuse en Suisse. Responsable de la formation spirituelle des séminaristes

    du diocèse de Sion et de celui de Lausanne, Genève et Fribourg, le Père

    Vollmar se veut un homme de contacts, de relations humaines. L’agence APIC

    a voulu connaître son itinéraire et ses préoccupations à la veille de la

    nouvelle mission qui lui est confiée.

    APIC: Mgr Vollmar comment avez-vous été appelé à la vie marianiste et à la

    prêtrise?

    Mgr Paul Vollmar: A l’âge de 15 ans, en 1949, pendant les vacances d’été,

    je suis allé au collège Ste-Marie à Martigny, où vivait mon oncle Josef

    Nef. J’étais malade de la tuberculose et je devais y passer un séjour de

    convalescence. J’ai connu alors la vie marianiste et la vie communautaire.

    Cela m’a beaucoup plus. A la fin de mon séjour, le Père Charles Enard, directeur à l’époque, m’a invité à rester une année entière. Ainsi de l’automne 49 à l’été 50, j’ai été élève au cours de français et à l’école commerciale. Avant mon départ, le Père Enard m’a demandé si la vie marianiste

    m’intéressait. Je suis rentré à Constance et au printemps suivant en 1951,

    j’ai répondu ’oui’ pour ensuite entrer au postulat des marianistes à Middes

    dans le canton de Fribourg. Je suis allé un an à l’école normale des instituteurs de Sion, puis en 1952, je suis entré au Collège St-Michel à Fribourg. La vie de communauté et la dévotion à Marie m’ont attiré chez les

    marianistes. Dans ma famille, la dévotion mariale était un aspect accentué

    de la vie religieuse.

    APIC: Vous avez occupé de nombreuses fonctions au sein de la communauté marianiste, notamment celle d’enseignant et jusqu’à la charge de Provincial

    pour la Suisse de 1984 à 1992. Cette expérience vous sera-t-elle utile pour

    la mission d’évêque auxilaire?

    P.V.: Ces diverses fonctions mettaient l’accent sur les relations humaines:

    avec des confrères, des communautés, des jeunes, des parents. Au fond, il y

    a toujours cette relation humaine: être là pour les autres, être pasteur

    des autres. C’est ce qui a caractérisé mon travail dans les écoles ou dans

    les paroisses.

    APIC: Ces relations humaines étaient-elles aussi présentes dans vos contacts comme directeur spirituel des séminaristes des diocèses de Lausanne,

    Genève et Fribourg et de Sion?

    P. V.: Certainement. La grande difficulté surgit quand il faut à nouveau

    quitter une responsabilité, car très rapidement se tissent des relations

    personnelles très profondes, des relations amicales. C’est le fondement de

    tout rapport humain. Chrétien à plus forte raison. Avant d’aider quelqu’un

    à grandir dans sa foi, il faut l’aider à mûrir dans sa personnalité humaine.

    APIC: Et où se situe Dieu dans cette relation?

    P. V.: Dieu est celui qui est au fond de chaque homme. Je crois que le

    respect des autres a comme fondement cette conviction profonde: Dieu est

    présent dans chacun, dans l’enfant, dans le jeune et l’adulte. Ce respect

    est primordial dans une relation humaine et chrétienne.

    APIC: Votre fonction d’évêque auxiliaire de Coire sera-t-elle, en premier lieu, basée sur la relation humaine?

    P.V.: Oui. Dans les interviews, on m’a posé la question: "Pourquoi vous

    a-t-on choisi?" La Radio suisse romande m’a même qualifié d’homme du centre. On peut comprendre beaucoup de choses en cela. Ce qui est certain, je

    le crois, c’est que je n’ai pas d’ennemis. Je cherche à respecter chacun,

    ses convictions profondes, sa conscience... Je ne pourrais pas dire que je

    suis d’un côté, ni de droite ou de gauche, ni conservateur. Je cherche à

    accepter chacun avec ses qualités, ses limites: je respecte chacun, ce

    qu’il est dans sa dignité humaine. Il faut savoir dialoguer. Et le dialogue

    suppose d’abord qu’on accepte l’autre comme un être qu’on respecte, comme

    un être digne d’être rencontré...

    APIC: Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans votre vie de marianiste?

    P.V.: Ma nomination comme provincial. Je ne m’y attendais pas. Lorsque

    le Supérieur général, le Père José Maria Salaverri, m’a téléphoné, je songeais à refuser. Je lui ai donc répondu par la négative. Il m’a alors conseillé: "Allez à la chapelle et vous me donnerez votre réponse plus tard".

    Je l’ai fait. J’ai su après que c’est Dieu qui le voulait et qu’il serait

    avec moi. Ce fut une expérience de foi très forte qui a marqué ma vie.

    APIC: Pourquoi avoir songé à refuser cette charge de provincial?

    P.V.: Je n’ai jamais pensé quitter l’enseignement. Un provincial-enseignant était envisageable. Mais l’administration..., non! Je ne serai jamais

    un administrateur qui reste dans son bureau. Je n’aime même pas téléphoner.

    Je veux rencontrer les gens, leur parler de vive voix. Ce motif m’a poussé

    à d’abord dire non. Je préfère rester à un poste qui me donne la possibilité d’avoir toujours des relations humaines réelles, authentiques. (apicjpf/mp/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus