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    apic/Indonésie/ONG/Gouvernement/Violation

    Indonésie: Les ONG victimes de la mauvaise humeur du gouvernement

    Intimidation et violences à leur égard sont monnaie courante (190996)

    Djakarta, 19septembre (APIC) Les ONG indonésiennes ne sont pas en odeur de

    sainteté auprès du gouvernement. Une vingtaine d’Organisations non gouvernementales s’élèvent contre les méthodes utilisées par Djakarta et accusent

    les officiers de la sécurité d’user d’intimidation et de violence à leur

    égard.

    Dans un communiqué publié au terme d’une réunion tenue en présence du

    responsable de la Commission nationale des droits de l’homme, une vingtaine

    d’ONG affirment être aujourd’hui "l’objet de l’attention et des mauvais

    traitements des personnes au pouvoir". Selon Maria Pakpahan, du Forum international des ONG sur le développement indonésien, l’attitude hostile du

    gouvernement date des émeutes, fin juillet dernier.

    Plusieurs témoignages ont été entendus lors de la session des ONG. Selon

    Tati Ktisnawaty, membre d’une Association féminine locale, le bureau de son

    organisation a fait l’objet d’une perquisition à l’aube du 31 août, par une

    vingtaine de policiers en civil. Trois membres du groupe ont été détenus

    pendant de nombreuses heures sans aucun mandat d’arrêt. Une femme a été

    battue, une autre soumise à des décharges électriques. Les policiers ont

    confisqué un certain nombre de documents importants dans le bureau qui continue depuis lors d’être surveillé.

    Le responsable de la Fondation de l’aide légale, Bambang Wijoyanto, a

    pour sa part affirmé qu’à de nombreuses reprises, les autorités ont violé

    le statut d’immunité des avocats en les appelant comme témoins de leurs

    clients pour des interrogatoires. Lui-même avait dû répondre à des

    questions au bureau du procureur général comme témoin du président du Parti

    démocrate du peuple, arrêté et accusé de subversion en relation avec les

    événements de juillet.

    Le responsable de la Commission nationale des droits de l’homme a reconnu que les interrogatoires et les arrestations effectuées sans mandats

    constituaient des violations des droits de l’homme. Assurant qu’il se ferait l’écho des plaintes des ONG auprès des autorités. (apic/eda/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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