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    apic/Indiens brésiliens/ FUNAI/ prises d’otages

    Brésil: Les Indiens veulent le maintien de la FUNAI (291096)

    Multiplication de prises d’otages comme moyen de lutte

    Brésil, 29octobre (APIC) Les mouvements indiens du Brésil luttent pour le

    maintien de "la Fondation pour la protection des Indiens" (FUNAI), qui serait menacée de disparition, selon des rumeurs provenant de cercles gouvernementaux. Certaines tribus indiennes s’enhardissent et utilisent volontiers la prise d’otage pour exiger l’exécution de leurs revendications.

    Les représentants de 15 tribus indiennes, lors de la récente cérémonie

    de clôture des "Jeux des peuples indiens du Brésil" à Goiania, capitale de

    l’Etat de Goias, au centre du pays, ont adressé une lettre ouverte au président de la République, Fernando Henrique Cardoso. Cette missive réclame

    la démission de fonctionnaires corrompus de la FUNAI. Les signataires demandent cependant que l’organisation ne soit pas abolie. "Il faut plutôt

    améliorer son fonctionnement en vue de mieux respecter notre culture et le

    droit de disposer de notre terre".

    La prise d’otage semble être ces dernières semaines une méthode de lutte

    particulièrement prisée par les Indiens brésiliens. Dans l’Etat de Santa

    Catarina, le peuple des "Caiguangues" ont séquestré - pour deux jours deux fonctionnaires de la FUNAI afin que l’autorité officielle agisse plus

    rapidement dans la démarcation de leur terre ancestrale. A Brasilia, capitale fédérale, 20 Indiens de la tribu des "Xavantes" sont entrés la semaine

    dernière dans l’édifice de la FUNAI et ont tenté de se saisir du président

    de la FUNAI, Julio Gaiger. Enlèvement évité de justesse grâce à l’intervention des forces de sécurité. Les Indiens ont justifié leur action par leur

    crainte de voir mourir l’institution brésilienne .

    Dans l’Etat du Maranhao enfin, une femme indienne enceinte qui se rendait à une maternité est morte sur la route à cause de l’état déplorable de

    la chaussée. Révoltée, la tribu "Guajajaras" a alors décidé de prendre en

    otage durant cinq jours une dizaine de personnes qui passaient par cette

    route. Les otages ont été relâchés sains et saufs le dimanche 20 octobre,

    après que le gouvernement local ait promis que la route serait réparée dans

    les plus brefs délais. (apic/em/ba)

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