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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    apic/Inde/Synode/Eglise syro-malabare

    Inde: L’Eglise syro-malabare à la recherche de son inculturation

    En vue d’une restauration de l’unité dans la liturgie? (220196)

    Rome, 22janvier(APIC) Maintien du statu quo pour deux ans, création d’un

    centre d’études liturgiques et poursuite de l’effort des évêques pour parvenir à un consensus sont les trois grands acquis du Synode de l’Eglise syro-malabare (Inde) qui s’est tenu à Rome du 8 au 15 janvier.

    Le synode a permis aux évêques d’arriver à un consensus significatif sur

    le soin pastoral des fidèles de leur Eglise en dehors du Kerala et de l’Inde, sur les missions, sur la liturgie et sur les séminaires.

    L’objet principal de la session était la communion entre les évêques.

    Selon un communiqué daté du 17 janvier et publié le lundi 22 janvier par la

    salle de presse, signé par le Père José Porunnedom, secrétaire adjoint de

    ce Synode, il s’agissait aussi de "trouver une issue aux problèmes de la

    réforme liturgique et de proposer des solutions".

    Dans l’Eglise de rite syro-malabar - l’un des trois rites catholiques

    présents en Inde, à côté des rites latins et syro-malankar -, la réforme

    liturgique, mise en oeuvre dès les années 30, a connu "une période très

    agitée ces dernières années en raison d’une forte divergence d’opinion à

    propos des sources originales de la liturgie, des éléments à réformer et de

    l’adaptation à la réalité moderne", rappelle le communiqué. C’est ce qui

    explique que la liturgie est différente d’un diocèse à l’autre. Cette diversité est "autorisée par le Saint-Siège pour tenir compte des sensibilités des fidèles", précise le P. Porunnedom. Des 22 évêques que compte cette

    Eglise, quelques-uns restent partisans d’une liturgie fidèle à l’ancienne

    tradition syriaque et indienne de préférence à une liturgie modernisée,

    "latinisée", dit-on là-bas, davantage dans la ligne du Concile Vatican II.

    Compromis

    C’est l’âpreté des conflits locaux et le contre-témoignage qu’offre la

    division des chrétiens dans un pays où ils sont minoritaires qui ont amené

    Rome à convoquer un Synode. A la clôture de l’assemblée, le 15 janvier, une

    solution n’avait toujours pas été trouvée. Une ultime réunion, le 16 janvier, a permis de parvenir à un compromis.

    Le Synode, indique le P. Porunnedom dans son communiqué, a décidé de

    créer "un centre liturgique pour mener des recherches en ce domaine et étudier les secteurs où une adaptation et une inculturation seraient possibles". Les évêques se sont mis d’accord pour maintenir le statu quo durant

    deux années encore tout en poursuivant leur effort pour parvenir à une convergence. D’autres décisions ont été prises dans l’espoir, ajoute le communiqué, que "les décisions du Synode mettront un terme définitif aux querelles".

    Dans son discours de conclusion, précise enfin le communiqué, le cardinal Antony Padiyara, archevêque majeur de l’Eglise syro-malabare, a rappelé

    aux membres de l’assemblée synodale "l’urgence de restaurer l’unité dans ce

    domaine de la liturgie". Il les a également invités à "accepter entièrement

    et profondément les décisions de cette assemblée, même si elles n’étaient

    pas également agréables à tous". Dans son discours de conclusion, le cardinal Silvestrini, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales,

    avait de même souhaité que le Synode "puisse promouvoir la communion entre

    évêques".

    Les évêques de l’Eglise syro-malabare - 12 diocèses au Kerala et 9 diocèses (missionnaires) dans le reste de l’Inde - devraient poursuivre le

    dialogue en novembre, avant de se retrouver dans deux ans pour un nouveau

    synode romain. Derrière les questions liturgiques se profile celle du rapport à Rome. Sur le plan oecuménique, les Eglises syro-malankares orthodoxes suivent très attentivement la façon dont Rome va résoudre ce conflit,

    en vue d’un éventuel rapprochement avec l’Eglise catholique. (apic/imed/pr)

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