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    apic/Inde/Querelle des rites/"Mainmise du Vatican"

    Le texte contient 38 lignes (max. 75 signes), 378 mots et 2606 signes.

    Inde: Une fraction de l’Eglise syro-malabare (111296)

    proteste contre la "mainmise du Vatican"

    Querelle entre anciens et modernes

    Kochi, 11décembre (APIC) Une fraction de l’Eglise catholique syro-malabare, en Inde, proteste contre la "domination" exercée par le Vatican par le

    biais de la Congrégation pour les Eglises orientales, rapporte l’agence

    catholique asiatique UCA News.

    Ce courant a notamment organisé une manifestation à Kochi, à 2’500 km au

    sud de New Delhi, où se déroulait jusqu’à la mi-novembre le synode de

    l’Eglise syro-malabare. Des représentants des douze diocèses du Kerala,

    Etat du sud de l’Inde où l’Eglise syro-malabare est établie, se sont associés au mouvement de protestation.

    La dispute oppose ceux qui, revendiquant l’identité multiséculaire de

    cette Eglise, dont ils font remonter l’origine à l’apôtre saint Thomas luimême, veulent faire revivre ses anciennes traditions, et ceux qui aspirent

    à sa modernisation.

    Afin de mettre un terme à ces querelles, Jean-Paul II a fait de l’Eglise

    syro-malabare, en 1992, une Eglise "sui iuris" (auto-gouvernée) et désigné

    un archevêque chargé de la diriger et de mettre en route un synode.

    Le Vatican s’est cependant réservé un pouvoir de décision concernant les

    questions liturgiques, ainsi que la nomination et le transfert des évêques.

    Selon le leader des protestataires, P.T. Chacko, ce sont là deux droits essentiels que Rome s’est arrogés arbitrairement, déniant de fait à l’Eglise

    syro-malabare son statut "sui iuris".

    Concrètement, la querelle porte sur la désignation du chef de l’Eglise.

    Les uns veulent que ce soit Mgr Joseph Powathil, archevêque de Changanacherry et président de la Conférence épiscopale catholique indienne. Une

    nomination contestée par trois cents prêtres de l’archidiocèse d’Ernakulam,

    qui refusent toute "chaldéisation" (la liturgie syro-malabare s’inspire du

    rite syro-oriental ou chaldéen, originaire du Moyen-Orient).

    En Inde, cohabitent tant bien que mal trois rites parmi les 14 millions

    de catholiques : le rite latin, le syro-malabar et le syro-malankar. Le rite syro-malabar est divisé entre partisans d’un retour à l’ancienne liturgie syrienne et partisans d’un rite plus sobre et mieux adapté à la vie moderne. Mgr Powathil a déjà fait l’objet de critiques pour son "chauvinisme"

    à propos du rite oriental et du maintien de la liturgie traditionnelle syriaque.

    La querelle des rites, qui suscite des affrontements réguliers chez les

    fidèles, nuit beaucoup au témoignage de l’Eglise catholique dans un pays où

    elle est déjà très minoritaire. (cip/ucan/bim/mp)

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