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    Inde: Après la mosquée d’Ayodhya, les extrémistes hindous (170194)

    apic/Inde/Pondichéry/Extrémistes

    veulent détruire la cathédrale catholique de Pondichéry

    Construite sur l’emplacement d’un ancien temple hindou ?

    Pondichéry/Paris, 17janvier(APIC) Après la mosquée d’Ayodhya, les extrémistes hindous ont trouvé une nouvelle cible: ils veulent détruire la cathédrale catholique de Pondichéry, l’ancienne capitale des établissements

    français de l’Inde. Des groupes religieux affiliés au Parti populaire indien d’extrême droite Bharatiya Janata Party (BJP), prévoient d’organiser

    le 10 mars prochain une manifestation devant la cathédrale de Pondichéry,

    construite selon eux sur l’emplacement d’un ancien temple hindou.

    Les extrémistes hindous poursuivent la même stratégie que dans l’affaire

    de la mosquée d’Ayodhya; les émeutes provoquées par cette destruction le 6

    décembre 1992 avaient fait plus de 1’200 morts. Ils prétendaient que la

    mosquée avait été bâtie sur le lieu même de la naissance du Dieu Rama. Aujourd’hui, à Pondichéry, port de cabotage d’une centaine de milliers d’habitants situé sur la Côte Est, au Sud de Madras, l’on s’attend au pire.

    Les recherches faites sur la construction de la cathédrale de Pondichéry

    montrent qu’il n’y avait pas de temple hindou à cet emplacement, mais il y

    en avait bien un à l’endroit où le cimetière catholique a été construit. Il

    avait été détruit au XVIIIe siècle par l’administrateur colonial français

    Joseph François Dupleix pour des raisons militaires à un moment où les Anglais bombardaient la ville.

    Le Comité interreligieux de Pondichéry, qui a pour objectif de promouvoir la coexistence fraternelle des communautés, a envoyé il y a une dizaine de jours un mémorandum au premier ministre de l’Etat lui demandant de

    prendre des mesures pour "empêcher des éléments de l’extérieur" de venir

    perturber l’harmonie interreligieuse de Pondichéry, révèle dans son édition

    du 16 janvier "Eglises d’Asie", l’agence d’information des Missions Etrangères de Paris.

    La politique ultranationaliste menée par le puissant parti BJP met en

    cause les fondements mêmes de l’Inde laïque et pluraliste voulue par ses

    "pères fondateurs". Les minorités religieuses en Inde, pays à 83% de religion hindoue, craignent pour leur avenir. Les musulmans sont quelque 100

    millions, les chrétiens près de 20 millions (en grande majorité catholiques), sans compter les sikhs, les bouddhistes et d’autres communautés religieuses plus petites (jaïnistes, parsis, juifs, etc.). (apic/eda/be)

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