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    apic/Inde/Ecole fermeture/Salésiens

    Inde: Les salésiens ferment toutes leurs écoles dans l’Etat du Manipur

    Insécurité, racket et rebelles à l’origine de la décision (050996)

    Imphal, 5septembre(APIC) Les salésiens fermeront toutes leurs écoles dans

    l’Etat indien du Manipur, en raison des menaces, violences et autre racket

    qu’exercent sur ces établissements les organisations clandestines rebelles,

    annonce le Conseil d’administration des écoles salésiennes de cet Etat.

    La première école affectée est celle de Don Bosco de Langjing, près

    d’Imphal, qui ne rouvrira pas à la prochaine rentrée. "A moins que les organisations clandestines de rebelles ne cessent d’exiger d’énormes sommes

    d’argent et que le gouvernement de l’Etat n’accorde une protection adéquate

    aux enseignants", dit le Conseil d’administration. Selon ce dernier, le

    principal de l’établissement ainsi que son adjoint seront transférés vers

    un lieu où ils seront en sécurité.

    Depuis de longues années, une rébellion, divisée en plusieurs organisations rivales, déchire ce petit Etat frontalier de la Birmanie. Selon le

    communiqué des salésiens, ces derniers avaient obtenu l’assurance que les

    institutions d’éducation ne seraient pas harcelées. Des rebelles avaient

    même traqué et puni pour l’exemple un certain nombre d’éléments accusés

    d’avoir battu le directeur de l’école Don Bosco de Chingmeiron, près d’Imphal. Il y a quelques années, le directeur de l’école de Canchipur, à Imphal, avait été assassiné par des inconnus. Quelque temps plus tard, un ancien enseignant de l’école, accusé par les salésiens d’être mêlé à un trafic de drogue, avait été tué lui aussi.

    Depuis lors, plusieurs organisations clandestines ont commencé à exiger

    des écoles de très fortes sommes d’argent chaque année. Les directeurs

    d’écoles ont été obligés d’augmenter sensiblement les frais d’inscription

    et de scolarité demandés aux étudiants pour pouvoir payer l’"impôt" révolutionnaire. Des unités de police en armes ont dû être déployées en certains

    lieux pour protéger les écoles quand les directeurs ne pouvaient pas payer.

    L’Etat du Manipur compte environ un million d’hindous, 400’000 chrétiens

    et 100’000 musulmans.

    Missionnaire salésien expulsé du pays

    En Inde encore, un salésien espagnol a été expulsé le 16 août dernier de

    l’Etat du Bihar par le gouvernement central indien, apprend-on. Le Père Jesus Gimenez travaillait depuis 46 ans chez les aborigènes Santal. L’arrêté

    d’expulsion forçant le prêtre à quitter le pays, ne fait mention d’aucune

    accusation. Des sources en provenance du district de Purnea, dans l’Etat du

    Bihar, où il travaillait, font état d’un parent d’un fonctionnaire local

    que le prêtre n’avait pas pu - voulu? - faire admettre dans une école, il y

    a deux ans. Cette affaire est sans lien avec la décision des salésiens de

    fermer les écoles dans l’Etat du Manipur.

    "Le comportement hostile" de l’administration de ce distric a rendu impossible les démarches des dirigeants de l’Eglise locale de Ranchi, qui ont

    tenté de faire appel contre cette décision d’expulsion. Le gouvernement fédéral a finalement ordonné une enquête dont le rapport final s’est révélé

    négatif pour le missionnaire. Arrivé en 1950 en Inde, le Père Gimenez avait

    ouvert un grand nombre d’écoles et de pensions pour les étudiants aborigènes. (apic/eda/pr)

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