Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 56 lignes (max. 75 signes), 601 mots et 4144 signes.

    apic/Inde/Conflit entre Eglises

    Inde: Tiraillements au sein de l’Eglise syro-malabar (230297)

    Entre "l’héritage oriental" et le rite chaldéen traditionnel

    Ernakulam, 23février(APIC) Le choix du successeur du cardinal Anthony Padiyara, nommé par le pape en 1992 archevêque majeur de l’Eglise catholique

    de rite syro-malabar et qui a atteint la limite d’âge depuis plus d’un an,

    divise profondément la plus importante Eglise de rite oriental de l’Inde.

    Rome a nommé un administrateur apostolique, Mgr Varkey Vithayathil. Ce

    dernier a tous les pouvoirs d’un archevêque majeur. Il sera chargé de préparer le Synode de l’Eglise syro-malabar et l’élection éventuelle du futur

    archevêque majeur (les évêques des diocèses voisins gardant ainsi la faculté de pouvoir élire leur archevêque, dont la nomination est ensuite à ratifier par Rome). Mgr Vithayathil est en même temps administrateur apostolique de l’archidiocèse d’Etnakulam-Angamaly.

    Le conflit qui divise l’Eglise catholique de rite syro-malabar s’est

    cristallisé en partie autour de la liturgie. Un certain nombre de membres

    de l’Eglise voudraient restaurer "l’héritage oriental" de l’Eglise et

    revenir au rite chaldéen traditionnel. Une autre faction est plutôt

    favorable à une modernisation de la liturgie. Quand le Vatican a fait de

    l’Eglise syro-malabar, en 1992, une Eglise "sui iuris" (autonome), dirigée

    par un archevêque majeur, il a jugé bon de se réserver le pouvoir de

    décision dans le domaine liturgique, tout comme dans la nomination et le

    transfert des évêques.

    Mgr Varkey Vithayathil appartient à la congrégation des rédemptoristes

    et est ainsi étranger aux disputes qui déchirent cette Eglise depuis de

    longues années. Mais sa nomination n’en a pas moins déclenché des réactions

    vigoureuses et opposées au sein de l’Eglise. Une faction a dénonce "l’attitude coloniale" du Vatican; une autre a loué "l’inspiration divine" de

    l’initiative de l’Eglise romaine. Mgr Joseph Powathil, archevêque de Changanacherry, considéré comme le chef de file des traditionalistes, a approuvé la nomination de Mgr Vithayathil et exprimé l’espoir que le nouvel administrateur puisse trouver des solutions justes aux disputes qui déchirent

    l’Eglise. De son côté, le nouvel administrateur apostolique, intronisé le

    18 janvier dernier, a déclaré que son souci principal serait de construire

    l’unité parmi les évêques et dans l’Eglise.

    Eglise syro-malabar et Eglise syro-malankar

    L’Eglise syro-malabar, ou "chrétiens de saint Thomas" (la plupart des

    catholiques de l’Inde ont en effet grandi dans une Eglise locale qui, selon

    la tradition, a été directement fondée au Ier siècle par l’apôtre Thomas)

    rassemble 3,5 millions de fidèles de l’Etat du Kerala et de Bombay. Leur

    tradition liturgique se rattache à un antique rite oriental en langue syriaque, qui s’est progressivement répandu jusque dans les régions de l’Inde

    touchant la côte dite des Malabars. Ce rite, d’abord propre à une Eglise

    dissidente, a ensuite été partagé par plusieurs Eglises locales, qui ne

    sont entrées en communion plénière avec l’Eglise de Rome qu’à l’aube du

    XVIe siècle. L’Eglise syro-malabare a toutefois fortement subi l’influence

    latine liée à l’arrivée des Portugais.

    Il existe aussi une Eglise de rite syro-malankar (quelque 350’000 fidèles), qui a échappé au XVIIe siècle à la latinisation d’origine portugaise

    en se rattachant à l’Eglise syriaque jacobite d’Antioche, rompant du coup

    ses attaches avec l’Orient pour l’Occident.

    L’enjeu aujourd’hui pour les deux Eglises, comme l’a notamment révélé le

    Synode des évêques syro-malabars convoqué en janvier dernier à Rome, est de

    cultiver tout à la fois l’enracinement dans la tradition ancienne et la nécessaire adaptation à l’époque moderne. Il s’agit, entre autres, de retrouver la richesse de la tradition liturgique antique tout en veillant aux efforts nécessaires "d’inculturation" pour aujourd’hui. C’est dans ce contexte que se situe la création, début janvier, de nouveaux diocèses en Inde et

    la nomination de plusieurs nouveaux évêques. (apic/cip/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus