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    apic/H. Küng/ Mgr Ratzinger

    Allemagne: Le ton monte entre Hans Küng et le cardinal Ratzinger (270996)

    "J’attends ma réhabilitation de mon vivant"

    Tübingen, 27septembre (APIC) Le théologien catholique suisse dissident,

    Hans Küng, interdit d’enseignement depuis 1979, n’apprécie guère le cardinal Ratzinger. Après les déclarations du préfet de la Congrégation pour la

    doctrine de la foi, affirmant qu’il ne voyait aucun motif de réhabiliter

    l’ancien professeur de Tübingen, le ton monte entre les deux hommes. Hans

    Küng parle de "campagne de diffamation" de "falsification de l’histoire" et

    de "justification de l’inquisition".

    Les efforts de la Faculté de théologie de Tübingen, de nombreux théologiens et de laïcs en vue de sa réhabilitation sont ainsi remis en cause, a

    déploré Hans Küng, jeudi à Tübingen.

    Le cardinal Ratzinger n’a pour sa part pas l’intention de s’en laisser

    compter. Dans son dernier livre "Salz der Erde" (Le sel de la terre), il

    invite à "démysthifier" l’affaire Küng. Certes, le retrait de la permission

    d’enseigner la théologie catholique, signifié en 1979, a dû être une expérience amère pour Hans Küng. Mais en même temps, cela lui a procuré une

    certaine indépendance en le libérant notamment des cours obligatoires ou

    des sessions d’examens. Küng lui-même a reconnu devant moi, en 1982, qu’il

    ne souhaitait pas un retour à la situation antérieure, écrit le cardinal.

    "Küng a pu se détacher du cadre étroit de la théologie, trouver ses grands

    thèmes et les développer."

    Le théologien suisse répond que les "autorités de l’inquisition" n’avaient certainement pas l’intention de lui ouvrir de nouveaux champs d’activité, mais de l’éloigner des étudiants, et de le discréditer comme théologien

    catholique. Hans Küng affirme aussi qu’il n’a jamais déclaré avoir renoncé

    à l’idée de récupérer sa permission d’enseigner la théologie catholique.

    "Avec une petite équipe, je me suis alors occupé des thèmes des religions mondiales, de la paix et de l’éthique planétaire", explique Küng "ce

    qui ne m’a pas éloigné davantage de la foi de l’Eglise."

    Aucun motif de réhabilitation, dit le cardinal Ratzinger

    Mgr Ratzinger ne voit au contraire aucun motif de réhabiliter Hans Küng.

    Il n’a pas revu sa contestation du ministère du pape, mais a radicalisé ses

    positions. Après son départ à la retraite comme professeur à Tübingen, lui

    rendre la permission d’enseigner au nom de l’Eglise catholique, a encore

    moins de sens qu’auparavant, écrit le cardinal allemand. H. Küng s’est

    éloigné de la foi de l’Eglise non seulement à propos du pape, mais aussi en

    matière de christologie et de conception de la Trinité. "Je respecte sa

    voie, car il suit sa conscience. Mais il ne doit pas pour cela exiger le

    sceau de l’Eglise. Il doit considérer au contraire que ses décisions personnelles l’ont conduit à changer sur des points essentiels."

    "Ma réhabiliation ’par en-bas’ est totale depuis longtemps", répond Hans

    Küng. "J’attends maintenant qu’elle vienne d’en haut comme un acte de justice si possible de mon vivant, et non pas comme Galilée 350 ans après ma

    mort." (apic/kna/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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