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    apic/Guatémala/Torture enfants

    Guatémala: Terrible rapport d’une organisation catholique (141195)

    Torture... même contre les gosses de la rue, et jusqu’à la mort

    Guatemala Ciudad, 14 novembre(APIC) Le gouvernement guatémaltèque ferme

    les yeux sur "l’usage systématique de la torture contre les enfants de la

    rue par la police", dénonce un rapport présenté aux Nations Unies par une

    organisation catholique. Ce rapport, publié à Guatemala Ciudad le 10 novembre, dénonce 33 cas de violences ou de tortures perpétrées contre 59 enfants durant la période mars 1990 - octobre 1995.

    Seize de ces enfants sont morts des suites de ces violences. Deux autres

    qui avaient témoigné ont été assassinés ultérieurement, apprend-on ainsi, à

    l’heure où s’opère dans le pays le dépouillement des résultats du premier

    tour des élections présidentielles.

    Ce rapport, qui sera soumis en ce mois de novembre à Genève à la Commission des Nations Unies contre la torture, a été publié par Casa Alianza,

    programme pour l’Amérique latine de Covenant House, organisation d’entraide

    catholique basée à New York, qui procure assistance et refuge aux enfants

    de la rue dans plusieurs pays.

    Ce document de 98 pages, dont la préparation a été financée par le gouvernement canadien, dresse la liste des auteurs de ces violences: 45 membres de la police nationale, 12 membres de la police militaire, quatre de

    la brigade financière, deux officiers de l’armée, 12 membres de polices

    privées et un assistant social.

    Pour le directeur exécutif de Casa Alianza, Bruce Harris, ces violences,

    qui étaient perpétrées auparavant par des membres de la police nationale,

    sont aujourd’hui très souvent l’oeuvre d’agents de polices privées.

    Le rapport cite un incident survenu en janvier 1995 au cours duquel des

    agents de la police nationale ont couvert l’agent d’une police privée qui

    avait assassiné un enfant.

    La montée du crime et de l’insécurité dans le pays a entraîné la création d’un grand nombre de sociétés de sécurité privées, qui emploient plus

    de 14’000 agents.

    Casa Alianza a intenté plus de 200 actions en justice ces dernières années contre ceux qui avaient maltraité des enfants de la rue, mais, déplore

    Bruce Harris, moins de dix ont abouti et seulement à la suite d’"énormes

    pressions internationales", exercées par des organismes tels qu’Amnesty International.

    "Les dossiers ont été classés, perdus ou tout simplement ignorés", faitil remarquer. Selon lui, plus de 200 mandats d’arrêts contre des officiers

    de police qui ont maltraité ou assassiné des enfants de la rue sont en attente... "Les policiers n’aiment pas arrêter des collègues. Pour les enfants de la rue, il n’y a pas de justice". (apic/eni/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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