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    apic/Guatémala(Enlèvement/Enfant

    Guatémala: Le kidnapping du neveu de Rigoberta Menchu scandalise le pays

    Le bébé de 22 mois sans doute enlevé par les forces

    de sécurité dénonce la lauréate du Prix Nobel de la Paix (091195)

    Guatemala Ciudad, 9 novembre(APIC) L’enlèvement, le 4 novembre dernier,

    d’un bébé de 22 mois dans la capitale du Guatémala scandalise la population

    du pays. Le bébé, dont on est sans nouvelle, n’est autre que le neveu de

    Rigoberta Menchu, lauréate du Prix Nobel de la paix en 1992. Une manoeuvre

    politico-militaire n’est de loin pas écartée.

    Selon Rigoberta Menchu, l’enlèvement de son neveu Juan Carlos Velasquez

    est l’oeuvre des forces de sécurité. Il s’agit, estime-t-elle avec d’autres

    milieux de défense des droits de l’homme, d’une manoeuvre orchestrée dans

    le but de l’intimider. De faire pression.

    Ishmael Noko, secrétaire général de la FLM (Fédération luthérienne mondiale), s’est pour sa part associé au concert de protestations, en demandant au président du Guatemala, Ramiro de Leon Carpio, "de faire tout ce

    qui est possible pour obtenir le retour immédiat et sans danger de l’enfant" qui a été enlevé sous la menace d’un revolver.

    Juan Carlos a été arraché des bras de sa mère, Cristina Menchu Zapeta,

    qui se rendait à une fête de mariage au domicile de sa soeur Rigoberta. Les

    trois ravisseurs ont démarré ensuite dans une voiture blanche banalisée,

    aux vitres sombres. L’un d’entre eux, rapporte la mère, lui a conseillé de

    ne pas avertir la police si elle tenait à revoir son enfant.

    Pour Rigoberta Menchu "la forme de cet enlèvement rappelle la manière

    d’agir des groupes de pressions qui existent au sein des forces armées".

    Cet acte est certainement une manoeuvre d’intimidation, insiste-t-elle.

    Il vise, soulignent les observateurs, à contrer les efforts qu’elle déploie

    pour démontrer la responsabilité de l’armée dans le massacre, le 5 octobre,

    de onze réfugiés rapatriés du Mexique. R. Menchu représente en effet les

    survivants de ce massacre dans le procès engagé contre le gouvernement.

    A l’approche des élections générales, prévues le 12 novembre, les enlèvements se multiplient au Guatemala. L’archevêque catholique de Guatemala

    Ciudad, Mgr Prospero Penados del Barrio, a accusé les partis politiques,

    désireux de trouver des fonds pour leurs campagnes, d’être à l’origine de

    plusieurs incidents.

    Quant au président Ramiro de Leon Carpio il a assuré que toutes les ressources de la police nationale, de l’inspection des finances et des services secrets seront mis en oeuvre pour démasquer les ravisseurs et retrouver

    l’enfant. (apic/eni/pr)

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