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    apic/Guatémala/Elections

    Guatemala: Une victoire en janvier du candidat de Rios Montt (111295)

    serait "une catastrophe", estime Mgr Ramazzini, évêque de San Marcos

    Guatémala Ciudad, 11décembre(APIC) Une victoire du Front Républicain aux

    élections présidentielles du 7 janvier serait "une catastrophe", estime Mgr

    Alvaro Leonel Ramazzini Imeri, évêque de San Marcos.

    Lors du premier tour de scrutin, le 12 novembre, c’est un représentant

    de la droite, l’homme d’affaires Alvaro Arzu, du parti nationaliste PAN,

    qui est arrivé en tête, suivi d’Alfonso Portillo, du Front Républicain de

    l’ancien dictateur Rios Montt. Le second tour, le 7 janvier, opposera ces

    deux hommes.

    Ce jour-là, les Guatémaltèques auront à choisir "entre la peste et la

    choléra", mais une victoire du Front Républicain serait "une catastrophe",

    a déclaré à l’APIC Mgr Ramazzini. Car "la sécurité et l’ordre" dont le

    Front a fait son programme signifient "manque de liberté et violence à

    grande échelle", explique l’évêque, pour qui l’électeur guatémaltèque "n’a

    visiblement pas encore tiré la leçon de nombreuses années de violence sociale et politique" dans le pays.

    Parmi les problèmes les plus aigus auxquels le Guatemala est aujourd’hui

    confronté, l’évêque de San Marcos cite "la corruption généralisée dans tous

    les secteurs de la société guatémaltèque; l’impunité, qui fait que de nombreux crimes n’ont jamais été élucidés et que l’appareil de la justice ne

    peut fonctionner normalement; la répartition inéquitable des biens et des

    ressources, au détriment des populations rurales et des Indiens". A ces

    maux vient s’ajouter "la militarisation de la société guatémaltèque après

    34 années de guerre civile". Mgr Ramazzini met ici en cause l’armée et la

    guérilla, "mais surtout l’armée".

    En février prochain, Jean-Paul II sera en visite pastorale au Guatemala.

    L’évêque de San Marcos espère que celle-ci "encouragera l’Eglise guatémaltèque à continuer de s’engager pour la justice et la paix". Car, ajoute-til, seules "l’attention et la solidarité internationales" peuvent pousser

    les partis guatémaltèques à un accord de paix et "au moins empêcher que la

    concertation soit brisée". (apic/cip/kna/pr)

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