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    apic/Guatemala/Accord en danger

    Guatémala: les négociations entre le gouvernement et (131294)

    l’Union révolutionnaire nationale pourraient échouer

    La faute à l’intransigeance du gouvernement, dit un responsable d’Eglise

    Guatemala, 13décembre(APIC) Les négociations visant à mettre un terme à

    la longue guerre civile qui a déchiré le Guatemala pourraient échouer,

    avertit un responsable d’Eglise guatémaltèque. Selon Vitalino Similox, secrétaire exécutif de la Conférence des Eglises évangéliques du Guatemala,

    cité par l’Agence ENI, l’échec des pourparlers, qui devaient aboutir à un

    cessez-le-feu et à la signature d’un traité de paix le 31 décembre, est dû

    à "l’inflexibilité du gouvernement". Ce dernier refusant notamment d’acceper des représentants mayas à la table des négociations.

    V . Similox accuse également les militaires d’être à l’origine des attaques perpétrées contre une nouvelle organisation non gouvernementale, l’Initiative civile pour la démocratie (INCIDE), officiellement créée le 1er

    décembre, et dont il est vice-président.

    Le 10 décembre, après des semaines de discussions, le gouvernement

    guatémaltèque et l’Union révolutionnaire nationale du Guatemala (URNG) ont

    annoncé qu’il n’étaient parvenus qu’à un accord partiel sur les droits et

    l’identité des autochtones.

    La question des droits des autochtones est importante au Guatemala, où

    plus de 60% de la population sont membres de 22 groupes ethniques mayas.

    Les mayas ont été cruellement touchés par la guerre. Au début des années

    80, plus de 400 villages autochtones ont été rasés lors d’opérations menées

    par le gouvernement contre la guérilla.

    V. Similox accuse également le gouvernement de discuter des questions

    autochtones "sans la présence du peuple maya à la table des négociations".

    Ce refus du gouvernement "a engendré un sentiment d’amertume chez les Mayas. Cette intransigeance pourrait bien entraîner des tensions nouvelles, at-il averti.

    Six points de désaccords sur sept

    Selon lui, les attaques perpétrées contre l’organisation INCIDE reflètent "le nouveau caractère sophistiqué et clandestin" des forces de sécurité, qui font attention à ne pas se montrer en uniforme et à ne pas enfoncer

    les portes. L’INCIDE vise à promouvoir la participation populaire en s’employant à reconstruire la démocratie après la signature des accords, mais

    ce mouvement est devenu la cible d’attaques avant même son inauguration officielle, et ses membres ont rapporté que le centre semble être sous surveillance. Le Centre "Fray Bartolomé de Las Casas", dans la ville de Guatemala, a du reste fait l’objet d’attaques. Plusieurs documents y ont été

    dérobés.

    L’ironie, dit encore le secrétaire, veut que ce soient les responsables

    du gouvernement et des forces armées guatémaltèques qui insistent pour que

    la date butoir du 31 décembre soit respectée. "Ils sont prêts à signer

    n’importe quoi. Ils nous ont presque convaincus que la signature de tout

    document sera l’acte magique qui ramènera la paix au Guatemala".

    V. Similox rappelle que "le gouvernement avait signé des accords antérieurs, tels que l’accord de mars sur les droits de la personne humaine.

    Les violations de ces droits se sont pourtant multipliées depuis lors".

    Les pourparlers entre le gouvernement et l’URNG ont commencé en 1990. En

    janvier de cette année, les deux parties ont accepté un calendrier de négociations qui devraient aboutir à la signature, le 31 décembre, d’un cessezle-feu et d’un traité de paix. Mais les pourparlers ont été interrompus en

    juillet lorsque la guérilla a accusé le gouvernement de ne pas respecter

    l’accord signé en mars sur les droits de l’homme. En raison des pressions

    exercées par la communauté internationale, les pourparlers ont repris au

    mois d’octobre au Mexique. Les discussions n’ont cependant guère avancées

    sur les négociations des six points (sur sept) qui doivent encore être réglés avant le cessez-le-feu. (apic/eni/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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