Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    apic/génocide Rwanda/Réaction Père Theunis à la revue "Golias "

    Le texte contient 76 lignes (max. 75 signes), 812 mots et 5370 signes.

    Belgique: Le Père Guy Theunis réagit aux insinuations de "Golias" (040896)

    sur le rôle des missionnaires dans le génocide rwandais

    "Erreurs", "commentaires farfelus" et "désinformation"

    Bruxelles, 4 août(APIC) Le Père Guy Theunis, Père Blanc et ancien missionnaire belge au Rwanda, dont il fut rapatrié avant l’été 1994, vient de

    réagir au récent dossier publié par la revue française "Golias" sous le titre : "Rwanda, l’honneur perdu des missionnaires". Mis personnellement en

    cause à plusieurs endroits du dossier, le Père Theunis a exigé un "droit de

    réponse", dont il a communiqué la teneur à la presse.

    Dans ce "droit de réponse", le religieux belge se contente de réagir aux

    accusations et insinuations dont il a été personnellement l’objet. Il situe

    cependant ses réactions dans un cadre plus large, "ne pouvant relever toutes les erreurs, tous les mensonges, toutes les calomnies présentes dans ce

    dossier comme dans le précédent concernant le Rwanda".

    "Agent de liaison"?

    Premier étonnement du Père Theunis: la revue "Golias" lui attribue l’envoi hebdomadaire, depuis Kigali, d’une revue de la presse rwandaise qu’il

    aurait adressé lui-même au ministère belge des Affaires étrangères. Il aurait ainsi joué le rôle d’un "agent de liaison", se réservant personnellement ce "travail d’informateur" et se gardant de publier l’information utile dans la revue "Dialogue" qu’il dirigeait à l’époque.

    En réalité, note l’ancien missionnaire, "Golias" tire de quelques faits

    authentiques des conclusions outrancières et donc fausses. Le Père Theunis,

    qui dirigeait la revue "Dialogue" en 1991, a été remplacé comme directeur

    en 1992 par un Rwandais. Il était loin de faire seul le travail d’information: avant le génocide, la revue employait quatre personnes à temps plein.

    C’est d’ailleurs le comité exécutif de l’association éditrice de la revue

    qui avait décidé en 1991 de commencer la publication - séparée - d’une revue de la presse rwandaise. Et l’ancien directeur ajoute : "Comme pour la

    revue "Dialogue", tout un chacun pouvait s’y abonner."

    "Désinformation"

    En 1992 se constitue au Rwanda une Coalition pour la défense de la République (CDR). Trois semaines avant les massacres de 1994, quatre points du

    programme de la CDR sont connus à Gisenyi. Pour cette coalition extrémiste,

    comme le rapportera le Père Theunis le 14 juin devant l’Auditorat militaire

    à Bruxelles, il s’agit de balayer les accords d’Arusha, de recommencer les

    massacres de 1959 contre les Tutsis, de chasser les Belges et de repousser

    le Front Patriotique Rwandais (FPR) hors des frontières.

    Pour "Golias", ces précisions fournies par le missionnaire belge à son

    retour à Bruxelles sont la preuve qu’il les avait recueillies lui-même à

    Gisenyi auprès des cercles extrémistes qui étaient seuls à les détenir. En

    poursuivant son raisonnement, "Golias" n’a plus qu’à poser la question :

    "pourquoi le Père Theunis a-t-il tu cette information avant le génocide"?

    Réponse du Père Blanc: "Je ne suis jamais allé à Gisenyi en 1994. C’est

    un informateur qui nous a mis au courant. Il a rapporté ce qui se disait au

    marché de Gisenyi, sur la place publique. Je n’ai pas tu cette information

    avant le génocide. Notre informateur non plus. Plusieurs milieux ont été

    avertis : milieux diplomatiques, responsables de la société civile, autorités religieuses, au Rwanda et à l’étranger."

    "Questions de fond"

    Les accusations et insinuations de la revue "Golias" relèvent, pour le

    Père Theunis, de "mensonges et calomnies". Loin de s’être tu avant le génocide, le Père Theunis a été l’éditeur responsable de deux "Rapports sur les

    droits de l’homme au Rwanda". Or, ces deux rapports de 358 pages sont "les

    plus complets sur toutes les exactions commises au Rwanda entre septembre

    1991 et septembre 1992, octobre 1992 et octobre 1993, aussi bien par les

    responsables gouvernementaux que par le Front Patriotique Rwandais." Par sa

    très large diffusion, le premier rapport a même "permis l’enquête internationale qui a révélé au monde ce qui se passait au Rwanda".

    Le Père Theunis entend donc, à son tour, partager les "questions de

    fond" qu’il se pose à propos de "Golias". Si cette revue, dit-il, "dénonçait de façon exacte et correcte, elle pourrait être utile". "Ce n’est malheureusement pas le cas", constate le religieux belge, qui déplore au contraire une "obsession de mélanger le vrai et le faux".

    La revue française, "au lieu de chercher les véritables responsables du

    génocide", ajoute l’ancien missionnaire, s’attaque à des personnes telles

    que les abbés Gabriel Maindron et Wenceslas Munyeshyaka qui, "peut-être imparfaitement, ont fait ce qu’elles ont pu dans des circonstances particulièrement difficiles".

    Enfin, avant de regretter que deux droits de réponses antérieurs n’ait

    toujours pas été publiés par "Golias", le Père Theunis pose à sa rédaction

    les questions suivantes : "Si vous avez enquêté récemment au Rwanda, pourquoi ne dénoncez-vous pas les nombreuses exactions actuelles, les massacres

    qui s’y passent, les arrestations arbitraires, les autres atteintes aux

    droits de l’homme? Ne vous rendez-vous pas compte que, par votre silence,

    vous faites exactement ce que vous reprochez, à bon droit, à certains

    d’avoir fait en 1993-1994?" (apic/cip/ba)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus