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    apic/Garde suisse/Vatican/Manque de recrues/Crise économique

    Suisse:La Garde suisse du Vatican manque de recrues (021296)

    Beaucoup d’appelés, mais peu d’élus

    Fribourg/Rome, 2décembre (APIC) La Garde suisse pontificale au Vatican

    manque actuellement de recrues, même si les demandes de renseignements affluent, notamment en raison de la crise économique. Il y a certes beaucoup

    d’appelés, mais finalement peu d’élus. Car il faut encore correspondre aux

    critères requis:avoir terminé sa formation professionnelle ou passé sa maturité fédérale et accompli de manière satisfaisante son école de recrue

    dans l’armée suisse.

    René Hoff, de la Centrale d’information de la Garde suisse, relève les

    autres critères d’admission: on n’accepte que des hommes catholiques et célibataires, âgés de 19 à 30 ans. Outre le fait qu’ils doivent jouir d’une

    bonne réputation, leur taille doit être au moins de 174 cm. A l’heure actuelle, le contingent de la Garde suisse compte 98 membres, mais ils

    devraient être 100 pour que les conditions de service restent raisonnables.

    "Le travail du Saint-Père reste énorme", souligne pour sa part le colonel fribourgeois Roland Buchs, commandant de la Garde suisse, ce qui fait

    que la Garde est très sollicitée. Il faudrait en fait chaque année entre 35

    et 40 nouvelles recrues, pour combler les départs et faire face aux nécessités.

    Ce manque d’intérêt pour une mission au service du pape, dans le cadre

    de la Ville éternelle, semble aujourd’hui un paradoxe, si l’on considère,

    comme le souligne son commandant, le colonel fribourgeois Roland Buchs, que

    le service dans la Garde pontificale est une "chance unique" dans la vie

    d’un jeune homme.

    Les effets de la crise économique

    Les demandes ne manquent pourtant pas, en provenance de toutes les classes d’âge. Mais peu nombreux sont ceux qui remplissent les conditions d’embauche, précise le colonel Buchs. Certes, la crise économique pousse nombre

    de personnes à se présenter, mais certains retirent leur candidature car un

    service minimal de deux ans à Rome dans cette situation représente un obstacle à leurs yeux.

    Il est difficile à dire si les "affaires" à répétition au Département

    militaire fédéral ont contribué à la perte de prestige de l’armée en Suisse

    et ont eu des répercussions négatives sur le recrutement des Gardes suisses. René Hoff évoque quant à lui le climat négatif dans l’Eglise suisse,

    qui a peut-être une part de responsabilité dans ce désintérêt.

    Rappelons que les recrues de la Garde suisse, un corps fondé par le pape

    Sixte IV en 1480, prêtent traditionnellement serment le 6 mai de chaque année. Ils jurent de protéger le pape actuel et ses successeurs au prix de

    leur vie, s’il le faut. Le 6 mai est la date anniversaire du "Sac de Rome"

    par Charles Quint en 1527, où 147 Gardes suisses trouvèrent la mort en défendant le pape Clément VII. (apic/ar/be)

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