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    Le texte contient 41 lignes (max. 75 signes), 451 mots et 2918 signes.

    apic/Gaillot/ précédents

    Evreux: "Le couperet est tombé sur moi", dit Mgr Gaillot (150195)

    Pratiquement aucun précédent récent dans l’Eglise catholique

    Evreux, 15janvier(APIC) Après l’annonce de son départ, Mgr Jacques Gaillot, évêque d’Evreux, a expliqué clairement que sa charge lui avait été retirée car il avait refusé de donner lui-même sa démission. Le cas est suffisamment grave et rare pour tenter de lui trouver quelques précédents.

    L’article 401,2 du Code de droit canon précise: "L’évêque du diocèse qui

    pour une raison de santé ou pour toute cause grave, ne pourrait plus remplir convenablement son office, est instamment prié de présenter la renonciation à cet office." Au chapitre des normes générales, l’article 184 indique: "Un office ecclésiastique se perd par l’expiration du temps déterminé, par la limite d’âge fixé par le droit, par la renonciation, le transfert, la révocation et la privation."

    Il arrive assez régulièrement qu’un évêque soit invité à démissionner

    pour "raison grave", sans que cela ne pose de difficultés particulières. Il

    s’agit le plus souvent de non respect de la règle du célibat ou de concubinage.

    L’affaire Gaillot, qui présente le cas d’un évêque privé de sa charge

    pour violation de la communion doctrinale et pastorale avec l’Eglise est

    beaucoup plus rare. Mgr Gaillot l’estime même unique dans l’histoire récente de l’Eglise. Ceci dit, le pape a toujours le droit de "démissionner" un

    évêque.

    L’affaire la plus proche ces dernières annnées semble être celle de Mgr

    Raymond Hunthausen, archevêque de Seattle, aux Etats-Unis. Mgr Hunthaussen

    s’était vu adjoindre en 1986 un évêque auxiliaire avec pouvoirs spéciaux.

    On lui reprochait son attitude pacifiste prônant l’objection de conscience

    fiscale pour lutter contre la course aux armements, mais surtout ses positions jugées laxistes en matière de morale conjuguale et familiale. Rétabli

    dans ses prérogatives après avoir fait amende honorable, Mgr Hunthausen

    avait été doté d’un coadjuteur en 1987. Il a finalement démissionné en 1991

    à l’âge de 70 ans.

    On peut également citer le cas de ’l’évêque guérisseur africain puni par

    le Vatican’, Mgr Emmanuel Milingo, ancien archevêque de Lusaka en Zambie.

    Soumis à une enquête, il avait été invité mettre un terme à ses activités

    de guérison en 1978, mais était resté sur son siège jusqu’en 1982, date à

    laquelle il fut appelé à Rome pour un examen de son cas. En 1983, il présentait sa démission et recevait une place de délégué spécial du Conseil

    pontifical pour les migrants. Mgr Milingo continue aujourd’hui à Rome, mais

    ’sous contrôle’ ses activités de guérison.

    Autre cas assez proche, celui d’un évêque africain, qui avait déclaré

    publiquement avoir utilisé du maïs pour célébrer la messe.

    A noter que ces prélats éloignés de leur diocèse sont cependant tous restés évêques, ce qui est également le cas de Mgr Gaillot. (apic/mp)

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