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    apic/Gaillot/Conseil épiscopal du diocèse de LGF

    Fribourg: Prise de position du Conseil épiscopal (200195)

    du diocèse suite à la révocation de Mgr Gaillot

    Appel à la réconciliation

    Fribourg, 20janvier(APIC) A l’instar de nombreux autres mouvements

    catholiques et instances ecclésiales de Suisse, l’"affaire Gaillot" et les

    réactions qu’elle continue de susciter n’a pas laissé indifférent le Conseil épiscopal du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, réuni jeudi à

    Lausanne. Dans une déclaration publiée vendredi 20 janvier, le Conseil lance un appel à la réconciliation.

    Dans sa séance, le Conseil épiscopal a pris connaissance en priorité des

    réactions suscitées par la révocation de Mgr Jacques Gaillot, évêque

    d’Evreux, en particulier chez les prêtres, les laïcs et dans les médias.

    Une procédure difficilement compréhensible

    "Nous avons conscience des souffrances et des interrogations de beaucoup, diocésains ou non, heurtés par une procédure difficilement compréhensible ou par des contestations inacceptables à l’égard des autorités romaines", écrit le Conseil épiscopal.

    L’évêque du diocèse, précise le Conseil, a donné une large information

    sur la longue période de recherches et de dialogues entre Mgr Gaillot et

    ses confrères de l’épiscopat français et avec la Congrégation des évêques,

    présidée par le cardinal Gantin - que Mgr Gaillot a rencontré trois fois

    durant ces dernières années. Mgr Gaillot a également rencontré le pape Jean

    Paul II, personnellement, à l’occasion de la visite "ad limina", rappellet-on.

    Mgr Gaillot a été convoqué à Rome pour le 9 janvier, donc avant que le

    pape ne parte pour Manille. "Mgr Gaillot a répondu qu’il ne pouvait pas venir ce jour-là, parce qu’il était à Haïti auprès du président Aristide".

    C’est pourquoi il est venu à Rome quand Jean Paul II était déjà parti.

    C’était bien la volonté des responsables romains de lui demander de donner

    sa démission au pape, au moment où Jean Paul II pouvait le recevoir, et

    pour les raisons qu’il connaissait, contenues en particulier dans la déclaration commune qu’il avait signée avec le cardinal Decourtray - alors président de la Conférence des évêques de France - le 15 février 1989, peut-on

    lire dans le communiqué du Conseil épiscopal. "Mgr Gaillot, par la suite,

    n’a pas tenu tout ce qu’il avait signé avec son ami le cardinal de Lyon. Et

    il a refusé de donner sa démission".

    "Le Conseil épiscopal de notre diocèse attend de connaître ce que pense

    la Conférence des évêques de France qui, nous n’en doutons pas, proposera

    des chemins de pacification et de réconciliation".

    Le Conseil épiscopal recommande en conclusion de lire la déclaration en

    quatre points publiée par le Saint-Siège le vendredi 13 janvier, ainsi que

    la déclaration commune Decourtray/Gaillot, parue dans la Documentation catholique du 5 mars 1989. (apic/com/pr)

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