Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 74 lignes (max. 75 signes), 749 mots et 5295 signes.

    apic/Fribourg /Assemblée ecclésiastique

    Fribourg: Assemblée ecclésiastique catholique provisoire (150996)

    Une péréquation financière basée sur la transparence

    Fribourg, 15septembre (APIC) L’Assemblée ecclésiastique catholique provisoire du canton de Fribourg (AECP) a adopté samedi un modèle de péréquation

    financière destiné à atténuer - et non à combler totalement - les disparités financières existant entre les paroisses. Pour rendre la péréquation

    juste et efficace, les délégués ont adopté une série de dispositions techniques destinées à assurer la plus grande transparence possible.

    Appliquée au financement des ministères paroissiaux, la péréquation financière adoptée samedi concerne le salaire des agents pastoraux, prêtres

    ou laïcs. La péréquation porte sur une somme égale au vingtième de la masse

    salariale totale versée par l’Autorité diocésaine aux agents pastoraux. La

    somme est due par les paroisses "payantes" aux paroisses "bénéficiaires".

    Les délégués ont précisé ici que seuls les salaires des agents pastoraux

    "employés à titre professionnel" entrent en ligne de compte dans la péréquation. La qualification de "professionnel" ne dépend cependant pas de la

    formation ou du pensum de la personne concernée, mais du type de contrat

    qui la lie à une paroisse, a expliqué Beat Renz (Courtepin), en particulier

    du règlement des assurances sociales et de la prévoyance professionnelle.

    Mesures de contrôle

    L’article 36 du Statut ecclésiastique catholique prévoit que les paroisses fournissent à la Corporation ecclésiastique cantonale les données nécessaires à la péréquation. Deux dispositions ont été introduites pour éviter aux paroisses la tentation de se comporter de "manière stratégique",

    c’est-à-dire de présenter leur situation de manière "arrangée".

    La première est la possibilité d’une taxation automatique en l’absence

    de fourniture des données. La seconde fait obligation aux paroisses de justifier tout écart de plus de 5% par rapport aux données fournies par le

    Service cantonal des contributions. "Des écarts supérieurs peuvent être

    tout à fait justifiés, mais il faudra en fournir les raisons", a précisé le

    rapporteur Michel Monney, président de la Commission XI. La transparence et

    le respect des règles du jeu sont en effet la condition sine qua non pour

    que les paroisses plus aisées aident les moins nanties.

    Autres ressources mises à contribution

    Les paroisses vivent en principe du revenu de l’impôt ecclésiastique.

    Certaines d’entre elles disposent cependant d’autres ressources comme les

    revenus de bénéfices curiaux, de chapellenies, de fonds spéciaux ou de fondations ecclésiastiques. Pour les membres de l’assemblée, il est normal que

    ces diverses ressources, "dans la mesure où le revenu de ces biens est affecté aux ministères", entrent dans le calcul des participations

    péréquatives des paroisses. L’art. 37 du statut a été complété dans ce sens

    par deux amendements acceptés à l’unanimité.

    Aide spéciale pour les paroisses particulièrement faibles économiquement

    Pour certaines paroisses où le rendement fiscal est particulièrement

    faible, la péréquation prévue ne sera pas suffisante. Le Statut prévoit

    donc une aide spéciale pour leur permettre d’assurer le salaire de leurs

    agents pastoraux. Cette aide aux paroisses particulièrement faibles économiquement reste cependant assez restrictive, souligne Michel Monney. Elle

    ne concerne que les salaires et exclut par exemple l’entretien des bâtiments pour lequel les paroisses devront trouver d’autres ressources. Sans

    leur mettre le couteau sous la gorge, il s’agit en fait d’inviter ces entités non viables à se regrouper, voire à fusionner, à l’instar des communes.

    La situation parfois difficile des prêtres retraités est également un

    souci pour divers membres de l’assemblée. Lorsqu’on parle du financement

    des ministères paroissiaux, il ne faut pas les oublier, a pour sa part

    insisté Kanis Lehmann (Ueberstorf). La question de la péréquation financière entre les paroisses sera une nouvelle fois abordée au chapitre du financement des tâches supraparoissiales lors d’une prochaine séance de l’assemblée ecclésiastique. (apic/be/mp)

    Encadré

    Le conseil pastoral paroissial mentionné

    L’an dernier, après un débat animé, l’AECP avait supprimé dans l’article 14

    bis qui énumère les organes de la paroisse ecclésiastique (qui sont l’assemblée paroissiale et le conseil paroissial) la mention explicite de l’organe ecclésial, à savoir le conseil pastoral paroissial. La procédure de

    consultation a montré, notamment dans les paroisses germanophones, que l’on

    tenait à ce que l’organe pastoral soit mentionné.

    Ce n’est certes pas un organe de la paroisse ecclésiastique, mais tout

    de même son partenaire privilégié dans la vie de la communauté; sa mention

    facilitera, dans certaines paroisses encore réticentes, la collaboration

    avec le conseil de paroisse. Acceptée par une large majorité des membres de

    l’AECP, la note qui mentionne le conseil pastoral paroissial est ainsi libellée: "Selon le décret de l’Evêque du 28 novembre 1994, l’organe ecclésial est notamment le conseil pastoral paroissial". (apic/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus