Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 71 lignes (max. 75 signes), 732 mots et 5065 signes.

    apic/Fribourg/ assemblée ecclésiastique

    Fribourg: débat sur les "sorties d’Eglise" (290996)

    L’assemblée ecclésiastique recule pour mieux sauter l’obstacle

    Fribourg, 29septembre (APIC) La question des "sorties d’Eglise" a été au

    centre des débats de l’Assemblée ecclésiastique catholique réunie samedi à

    Fribourg. Deux fronts se sont assez nettement dessinés. Les délégués n’ont

    cependant pas tranché. Ils ont préféré reculer pour mieux sauter l’obstacle, en principe la semaine prochaine.

    L’abbé Rémi Berchier, (Bulle), au nom de la délégation fribourgeoise du

    Conseil presbytéral défend la disctinction formelle entre deux types de

    sorties. La sortie de l’Eglise catholique-romaine implique que la personne

    ne partage plus la foi catholique. L’auteur d’une telle démarche n’est donc

    plus membre de la communauté visible de l’Eglise. La situation est simple:

    Il est donc, à moins d’une réintégration, privé des sacrements, de

    funérailles religieuses et de la possibilité d’être parrain de baptême.

    Une personne peut cependant avoir d’autres raisons pour demander une

    "sortie d’Eglise". Des raisons financières, un désaccord avec le curé ou

    les responsables de la pastorale, ou encore avec la politique économique du

    Conseil de paroisse. La demande de sortie n’a d’ailleurs pas à être motivée, rappelle R. Berchier.

    Dans ce cas, il faut rendre cette personne attentive à son devoir de solidarité envers la communauté, en particulier à travers le paiement de

    l’impôt paroissial. La personne qui persiste dans sa volonté signe alors

    une déclaration de sortie des corporations ecclésiastiques (paroisse). En

    cohérence avec sa décision, elle ne devrait plus demander les services de

    la paroisse.

    On ne peut pas cependant considérer que cette personne a abandonné la

    foi de l’Eglise, la paroisse ne peut donc pas lui refuser définitivement

    ses services pastoraux, par exemple un enterrement à l’église. Dans ce cas,

    la paroisse est cependant légitimée à exiger le paiement des frais.

    Non à la création de deux Eglises

    Un tel distinguo est de nature à ouvrir sur tous les abus, rétorque Beat

    Renz (Courtepin). Ne risque-t-on pas de créer deux Eglises? Celle des contribuables réguliers et une autre plus ou moins à la carte. L’article 3 du

    futur statut ecclésiastique indique clairement qu’il ne peut y avoir de

    personnes qui appartiennent à l’Eglise sans appartenir à une corporation

    ecclésiastique paroissiale. "En bonne logique nous devrions admettre que

    l’appartenance aux corporations ecclésiastiques prend fin avec la fin de

    l’appartenance à l’Eglise catholique", souligne-t-il. Il peut donc n’y

    avoir qu’une seule "sortie d’Eglise".

    Cette solution n’oblige pas à quitter l’Eglise, mais uniquement à payer

    l’impôt ecclésiastique. Elle est conforme à la loi cantonale Eglises-Etat

    comme à l’article 222 du droit canon qui fait obligation aux fidèles de

    subvenir aux besoins de l’Eglise. Beat Renz s’engage alors à donner aux paroisses la compétence de réduire ou de supprimer les impôts ecclésiastiques

    de personnes qui ne peuvent pas payer. Mais celui qui ne veut pas payer

    doit assumer sa décision jusqu’au bout et sortir de l’Eglise catholique,

    dit Beat Renz.

    Les gens quittent l’Eglise parce qu’ils sont "mécontents"

    L’abbé Marc Donzé, professeur de théologie pastorale à l’Université de

    Fribourg, citant lui aussi le droit canon, rappelle que les "sorties

    d’Eglise" correspondent à l’apostasie (abandon de la foi), à l’hérésie ou

    au schisme (séparation d’avec l’évêque et d’avec Rome). La majorité des

    gens qui quittent l’Eglise le font parce qu’ils en sont "mécontents". Ils

    ne répondent donc pas à ces critères. Les pousser à faire cet acte formel

    est contraire au principe de l’accueil évangélique.

    Dans un document de 1984, la Conférence des évêques suisses admettait

    que la déclaration de sortie d’une corporation ecclésiastique n’était pas

    ipso facto une sortie de l’Eglise, remarque Marc Donzé.

    Pour le professeur Nicolas Michel, invité au titre d’expert, il ne faut

    pas focaliser le débat sur les finances, puisque diverses études montrent

    qu’il ne s’agit pas de la raison principale des "sorties d’Eglise". A titre

    personnel, il penche lui aussi pour la déclaration de sortie unique.

    L’heure tournant aussi vite que la discussiuon, le débat formel article

    par article a été renvoyé par le président à la prochaine séance de l’assemblée, samedi prochain.

    Combat d’arrière-garde des Conseils de paroisse

    Signalons encore le combat d’arrière-garde de Jeannine Godel (Domdidier)

    et de huit autres délégués qui ont tenté d’imposer dans la future assemblée

    ecclésiastique 60 membres (sur 90) issus des Conseils de paroisse. 54 délégués, explicitement soutenu par le vicaire épiscopal Jacques Banderet, ont

    rejeté massivement cette proposition. Un membre a même qualifié cette tentative d’insulte envers toutes les autres personnes actives dans les paroisses. (apic/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus