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    apic/France/Visite Jean Paul II/Campagne de "débaptisation"/Peu suivie

    Le texte contient 52 lignes (max. 75 signes), 561 mots et 3609 signes.

    France:Le mouvement de "débaptisation" lancé avant (120996)

    la visite pastorale de Jean Paul II ne fait pas recette

    600’000 fidèles vont accueillir le pape, 500 demandent à sortir de l’Eglise

    Paris, 12septembre (APIC) Le mouvement de "débaptisation", une campagne

    orchestrée par des milieux hostiles à la prochaine visite pastorale de Jean

    Paul II en France (19-22 septembre), ne fait visiblement pas recette. Bien

    que ce ne soit pas une vague de fond, malgré un certain battage médiatique,

    l’interpellation est néanmoins prise au sérieux par l’Eglise de France.

    La campagne de "débaptisation" - des personnes écrivent à l’évêché de

    leur lieu de baptême pour que leur nom soit rayé de la liste des registres

    - ne laisse certes pas indifférents les responsables de l’Eglise, mais on

    souligne au secrétariat général de la Conférence des évêques de France, à

    Paris, que le nombre des demandes ne doit pas dépasser les 500. A mettre en

    face par exemple des 600’000 fidèles qui s’apprêtent à accueillir le pape à

    Ste-Anne d’Auray, à Tours et à Reims, ou des quelque 11’000 catéchumènes

    qui se préparent cette année à entrer par le baptême dans l’Eglise. Des

    chiffres en progression constante d’année en année en France, relève Mgr

    Bernard Lagoutte, secrétaire général de l’épiscopat.

    "Si je compare ces chiffres, cela ne veut pas dire que la campagne de

    ’débaptisation’ n’est pas prise au sérieux; ce n’est pas non plus par provocation ou triomphalisme; dans cette affaire je veux éviter toute polémique et surtout pas répondre à l’agressivité par l’agressivité". Mgr Bernard

    Lagoutte a précisé jeudi à l’APIC qu’il n’y a qu’une poignée de déclarations de ce type par évêché, sauf à Paris, qui en a 68. En temps ordinaire,

    on compte chaque année tout au plus quelques dizaines de demandes de la

    sorte au plan national, essentiellement des personnes qui ont rejoint les

    rangs des Témoins de Jéhovah.

    Une campagne orchestrée

    Actuellement, relève Mgr Lagoutte, on assiste à une campagne "très orchestrée". La preuve: ce sont des formulaires de demande de débaptisation

    déjà prêts qui sont proposés aux gens. "Ce n’est pas une démarche spirituelle mûrie et personnelle, mais un geste qui se veut significatif à cause

    de la venue du pape". Le secrétaire général de l’épiscopat considère que

    cette démarche est une interpellation à écouter et à interpréter correctement. "J’ai l’impression d’un manque de compréhension énorme entre ce que

    nous voulons en recevant le pape et la façon dont c’est reçu par certaines

    personnes; je souffre de cette mauvaise compréhension". (apic/be)

    Encadré

    "Radiation de baptême"

    Dans le directoire administratif des sacrements publié par les évêques de

    France, on trouve un paragraphe sur la "radiation de baptême et sortie de

    l’Eglise par un acte formel". "Nous sommes d’avis que la foi ne peut être

    imposée, souligne Mgr Lagoutte, mais la célébration du baptême est un acte

    ecclésial objectif posé en toute légimité par l’Eglise; il n’est donc pas

    possible de faire la radiation, même si la renonciation à la foi et la demande sont formelles".

    Par contre, l’évêché concerné accuse réception de la lettre de demande

    de radiation, qui est conservée à la chancellerie de l’évêché. Il est inscrit en marge de l’acte de baptême "ne pas délivrer d’acte sans recourir à

    l’évêché". Si un jour un demandeur sollicite un certificat de baptême, il

    faudra qu’il dise que positivement il renonce à sa radiation. En effet, il

    se peut qu’un certain nombre de demandeurs, gagnés par le climat ambiant,

    aient fait une démarche qu’il regretteront peut-être un jour. (apic/be)

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