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    apic/France(Sans-Paiers/Appel des Eglises

    signes.

    Sans-papiers dans l’Hexagone: Il faut relancer la médiation,

    estime le Conseil d’Eglises chrétiennes en France (110796)

    Préoccupations et appel des trois co-présidents

    Paris, 11juillet(APIC) Il faut relancer la médiation sur la

    question des sans-papiers en France. L’appel émane du Conseil

    d’Eglises chrétiennes en France. Qui demande la mise en place

    d’instances de médiation pour trouver une solution au drame humain de ces étrangers.

    Dans un communiqué publié jeudi et signé des trois co-présidents, le métropolite Jérémie (orthodoxe), le pasteur Jacques

    Stewart (Fédération protestante) et Mgr Joseph Duval (Conférence

    des évêques), le Conseil d’Eglises chrétiennes en France estime

    qu’il est urgent de relancer la médiation sur le problèmes des

    sans-papiers dans l’Hexagone. Il déplore que malgré les appels à

    la médiation lancés par de nombreuses personnalités "soucieuses

    de trouver une issue humaine à ce drame, les négociations restent

    en panne". Sur le dos et au plus grand désespoir de ces étrangers.

    L’appel du Conseil d’Eglises intervient alors qu’aujourd’hui,

    à Paris comme dans d’autres villes de province, des étrangers en

    situation illégale sont entrés dans des églises pour manifester

    leur souffrance et en appeler à l’opinion publique. Et le Conseil

    d’Eglises de se poser la question: "Dans une société laïque et

    sécularisée, les églises ont-elles à devenir les seuls sanctuaires où se réfugient tous ceux qui veulent clamer leur détresse?

    Des instances de médiation mises en place à cet effet doivent

    pouvoir exercer leurs responsabilités".

    Trois catégories

    Les signataires de la déclaration admettent "que dans le contexte actuel d’amplification des flux migratoires, il est impossible que tous ceux qui le demandent obtiennent une régularisation". Il prennent toutefois acte de la "volonté affirmée par le

    ministère de l’Intérieur d’accéder à la demande de régularisation

    des parents étrangers d’enfants français".

    La préoccupation du Conseil d’Eglises chrétiennes s’étend

    pourtant à d’autres catégories de sans papiers, qui répondent à

    des critères conformes aux droits humains et aux engagements internationaux de la France. Et d’énumérer trois catégories: les

    déboutés du droit d’asile qui expriment des craintes justifiées

    pour leur sécurité en cas de retour dans leur pays; les étrangers

    qui ont noué des attaches familiales durables dans la société

    française, et en particulier les enfants entrés hors procédure

    familiale et qui ont vécu leur scolarité en France; les étrangers

    pouvant justifier d’une longue durée de séjour en France et qui,

    par leur travail et leur insertion, se sont souvent acquis des

    droits qu’il convient de reconnaître.

    Pour les signataires de l’appel, il apparaît "urgent qu’un

    nouveau processus de médiation puisse être ouvert entre les autorités compétentes de l’Etat et ceux qui apportent leur soutien

    aux démarches des étrangers en vue d’une régularisation. (apicpr)

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