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    apic/France/Missionnaires en congé/Mondialisation/Défis

    France:Rencontre nationale des missionnaires en congé(100796)

    Quelque 7500 missionnaires, dont près de 60% de religieuses

    Paris, 10juillet(APIC/Jean-Claude Noyé) A l’initiative du Comité Catholique français contre la Faim et pour le Développement

    (CCFD), 110 missionnaires se sont retrouvés à Paris du 8 au 9

    juillet pour aborder, autour du thème "Ensemble, solidaires des

    mêmes peuples", les enjeux du développement face à la mondialisation de l’économie. Actuellement, la France compte quelque 7500

    missionnaires, dont près de 60% de religieuses.

    110 missionnaires en congé d’été en France - oeuvrant dans 31

    pays et appartenant à 53 congrégations religieuses, dont 43 féminines - se sont retrouvés en début de semaine à Paris à l’invitation du CCFD aux côtés de divers mouvements et associations

    d’Eglise.

    Une première, mais sans doute pas une dernière car, précise

    Gilbert Auger, président du CCFD, ces journées sont pleines

    d’enseignement et permettent de croiser les expériences de chacun. De plus, le CCFD approfondit ainsi les relations de partenariat qu’il entretient de longue date avec les instituts missionnaires.

    La SIDI, Société d’investissement et de développement, qui est

    une filiale du CCFD, utilise par exemple les intérêts des placements d’argent de ces instituts pour favoriser la création d’entreprises dans les pays en développement. Une coopération par

    ailleurs concrétisée par le poste qu’occupe Gisèle Mérot, détachée spécialement auprès du CCFD pour les liens avec les instituts missionnaires. Cette dernière se félicite que ces journées

    aient permis concrètement aux uns et aux autres de prendre

    conscience que leurs diversités au sein de l’Eglise pouvaient et

    devaient être fédérées pour mieux répondre aux défis d’une

    mondialisation accélérée.

    Nécessité d’une nouvelle approche de la solidarité

    L’autre temps fort a été celui de la réflexion sur la nécessité d’une nouvelle approche de la solidarité. Théologien originaire du Bénin, le Père Penoukou a eu des mots très forts pour resituer la notion de développement dans son contexte de modèle occidental imposé. "Lequel a fait son temps. On en voit chaque jour

    davantage les limites!"

    S’il admet au passage que l’Eglise locale a fait en Afrique du

    bon travail, il précise qu’elle ne doit plus privilégier les opérations ponctuelles d’assistanat, pour s’orienter comme le font

    d’ores et déjà certains évêques africains, vers les investissements productifs, industriels ou autres. Une façon d’aider les

    Africains à être les acteurs de leur propre développement, souci

    affirmé depuis longtemps par le CCFD. Sans pour autant tomber

    dans le piège du développement autogène qui, comme le précise Daniel Maquart, expert de "Justice et Paix", débouche sur une impasse.

    Pas d’alternative à l’économie de marché

    "La Chine, a-t-il rappelé, a compris qu’il n’y avait pas de

    développement ailleurs que dans le concert des nations". Et de

    préciser qu’en 1980, un quinzième seulement de la population mondiale vivait en économie de marché, alors que les 9/10 y seront

    entrés en l’an 2’000.

    Autre rappel utile:si le développement concerne toutes les

    régions du monde, avec parfois des taux de croissance approchant

    les 20%, l’Afrique sub-saharienne est la grande oubliée. Et

    l’Europe n’a plus le monopole de la croissance, elle qui voit

    près d’un quart de sa population menacée de la pire paupérisation.

    L’expert constate aussi que les instances qui contrôlaient, au

    sein des Etats-nations, la "brutalité propre à l’économie de marché", ne peuvent plus jouer leur rôle dans le nouveau contexte de

    mondialisation. Sans que pour autant de nouvelles instances régulatrices, qui seraient mondiales, n’aient été mises en place.

    (apic/jcn/be)

    Encadré

    7435 missionnaires français

    La grande majorité des 7435 missionnaires français sont des religieuses: 4380 contre 2432 religieux et 250 prêtres diocésains

    ("Fidei donum"), auxquels il faut ajouter 373 frères. La France

    compte 9 instituts féminins et 8 instituts masculins spécialisés.

    Ces derniers avaient, en 1994, 1285 membres en-dehors de l’Hexagone. Mais la plupart des 355 congrégations religieuses envoient

    des missionnaires.

    L’Afrique est le continent où ils sont les plus nombreux:

    3900. Vient ensuite l’Europe (1603), l’Asie (787), l’Amérique latine (737) et l’Océanie (249). C’est la Bretagne qui est de loin

    la région de France qui fournit le plus fort "contingent" de missionnaires (2401), suivie par l’Alsace-Lorraine (1005). Ajoutons

    que 800 chrétiens laïcs français participent à la mission au niveau mondial. (apic/jcn/be)

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