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    Le texte contient 76 lignes (max. 75 signes), 722 mots et 4782 signes.

    apic/France: La Vie/50 ans

    France: L’hebdomadaire "La Vie" souffle 50 bougies cette année (080595)

    Le directeur Jean-Claude Petit mise sur l’avenir avec l’héritage du passé

    Paris, 8mai(APIC) L’hebdomadaire catholique "La Vie", avec plus de

    250’000 exemplaires en tirage moyen et des ventes qui ont régulièrement

    augmenté ces dernières années, fêtera en juillet prochain son cinquantenaire. L’occasion, pour l’APIC, de faire le point avec Jean-Claude Petit, directeur de la publication et de la rédaction.

    APIC: Comment définissez-vous la ligne rédactionnelle de "La Vie"?

    J.-C. Petit: L’hebdomadaire s’efforce de regarder l’actualité autrement, si

    possible à la lumière des grandes valeurs évangéliques. Diverses études ont

    montré que les deux critères d’intérêt essentiel sont précisément l’actualité et l’Evangile. Depuis longtemps maintenant. L’actualité qui nous intéresse est celle de la planète toute entière et celle de la vie dans toutes ses dimensions: sociale, politique, culturelle, affective. Il s’agit en

    somme de prendre en compte l’existence de tous les hommes et de toutes les

    femmes. D’où la variété de nos pages.

    APIC: Certains vous situent politiquement au centre. Et d’autres... disons

    à gauche...

    J.-C. Petit: On fait trop rapidement à notre propos l’amalgame entre être

    de gauche et défendre avant toute chose la justice. Historiquement, ce qui

    nous vaut cette réputation, c’est l’intérêt que nous portons aux plus pauvres, aux exclus, aux blessés de la vie. Pour mémoire, nous avons été les

    premiers en France à déclencher une opération solidarité pour le Rwanda

    avec le Secours catholique. Nos lecteurs nous ont fait parvenir 33 millions

    de ff (environ 8,2 millions de fs). C’est énorme. Le Secours catholique

    n’avait pas réalisé une opération d’une telle envergure depuis 1945...

    Quant à notre lectorat, il se répartit pour 30 à 35% en électeurs de l’UDF,

    et 30 à 45% en électeurs du Parti socialiste. Il reste 20 à 25% de sympathisants du RPR. Nos origines profondes? Ce sont les catholiques sociaux de

    l’après-guerre qu’on rencontrait plutôt dans le MRP, parti dont les sources

    sont les démocrates-chrétiens d’avant-guerre, qui étaient alors opposés à

    l’Action française de Maurras.

    APIC: Vous n’avez fait aucune recommandation pour l’un ou l’autre candidat

    à l’élection présidentielle...

    J.-C. Petit: Non. Nous avons toujours été un lieu de pluralisme, de débat.

    Tout le monde peut s’exprimer dans ce journal, riches ou pauvres, gens de

    droite ou de gauche. Cela a toujours été comme ça. Nous n’avons jamais

    choisi un candidat à la place de nos lecteurs.

    APIC: Parlez-nous de votre lectorat...

    J.-C. Petit: La plus grande partie a entre 40 et 60 ans, il y a ensuite une

    tranche intermédiaire entre 20 et 40 ans. Reste un nombre plus faible de

    lecteurs de plus de 65 ans. Depuis plusieurs années, nous enregistrons une

    hausse constante de la diffusion payée. Aujourd’hui notre tirage moyen est

    de 257’000 exemplaires. Quant au taux de réabonnement, il est de 86%, ce

    qui témoigne d’une réelle fidélité des lecteurs. Les 2’000 lettres reçues

    après l’affaire Gaillot montrent la relation de grande proximité que nous

    entretenons avec eux. Cette proximité s’établit, outre le courrier des lecteurs, par la mise en valeur chaque semaine de l’initiative de l’un d’entre

    eux. Trois ou quatre fois par an, nous les sollicitons sur un sujet religieux ou de société, et les invitons à nous écrire à ce propos. Nous organisons de plus des soirées débats, souvent à l’occasion de la sortie d’un

    livre. Notre 50e anniversaire sera une fête non pas mondaine mais avec les

    lecteurs avant tout.

    APIC: Quels rapports le journal entretient-il avec l’institution ecclésiale?

    J.-C- Petit: Nous sommes un groupe de laïcs absolument indépendants sur le

    plan financier. Ce qui nous donne une liberté de départ appréciable. Depuis

    50 ans, notre groupe (ndlr Malesherbes Publications) - avec 23 titres, il

    est aujourd’hui le plus important avec Bayard Presse - est dans une relation à la fois de fidélité et de liberté avec l’Eglise. Nous sommes résolument catholiques romains et fiers de l’être, ouverts à l’oecuménisme - beaucoup de protestants nous lisent du reste -, mais convaincus qu’il n’y a

    pas de foi authentique sans cette liberté. A propos de l’affaire Gaillot,

    il ne s’est pas agi uniquement pour nous de le soutenir, mais de demander

    que notre Eglise s’ouvre davantage au dialogue. J’en ai appelé, à cette occasion, dans un éditorial de deux pages, à ces deux valeurs fondatrice de

    l’Eglise: la fidélité à la Parole de Dieu dans la liberté de chacun. (apicjcn/Pr) Propos recueillis par Jean-Claude Noyé

    Centre catholique des médias Cath-Info

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