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    apic/France(Jeunes/Coopération

    France: 2’000 jeunes volontaires par an pour la Coopération

    Un jeune sur trois se met au service de l’Eglise (210395)

    Paris, 21mars(APIC) Plus de 2’000 Français de 18 à 25 ans sont aujourd’hui volontaires dans le tiers monde. Depuis 1987, leur nombre a augmenté de 30% et les associations qui les engagent se multiplient. Plus d’un

    tiers de ces volontaires s’engagent résolument pour l’Eglise, en passant

    par la Délégation Catholique à la Coopération, qui envoie ses membres pour

    deux ans dans 55 pays.

    La Délégation Catholique à la Coopération est un service officiel de

    l’Eglise de France. Créée en 1967 à la demande de l’Etat, elle est l’interlocutrice des ministères de la Coopération, de la Défense et des Affaires

    étrangères. En 28 ans d’existence, cet organisme a envoyé plusieurs milliers de jeunes en coopération.

    Parmi les 623 volontaires engagés actuellement par la Délégation, 353

    effectuent leur service national et 250 ont signé des contrats civils. La

    plupart sont célibataires, dont 42 séminaristes et 11 candidats à la vie

    religieuse, mais on compte aussi 66 couples.

    Alors que les séminaires et les paroisses se sont vidés en France, la

    demande de départs en coopération pour un engagement au sein de l’Eglise

    n’a cessé d’augmenter, constate le Père Joseph, responsable de la Délégation Catholique. "Et ce sont des contrats de deux ans !", insiste-t-il dans

    l’édition du 19 mars du quotidien français "La Croix- L’Evénement". La Délégation Catholique pour la Coopération n’engage que des chrétiens désireux

    de participer au développement et à l’évangélisation. Les jeunes doivent

    être titulaires d’un diplôme, d’une formation d’animation socio-éducative

    et pastorale, rurale, sanitaire ou être technicien. Il faut également avoir

    suivi un cycle de formation préparatoire à l’engagement.

    Un regard différent

    Pour le Père Hardy, il n’y a pas de profil du volontaire idéal. Il faut

    "des gens solides, de bon sens, une ouverture à l’autre, à différentes manières de voir, de penser, de juger". Ces jeunes qui s’engagent ainsi pour

    des projets de développement dans une Eglise du Sud vont découvrir un peuple, une culture, une Eglise qui ne sont pas la leur. Ils savent qu’ils ne

    vont pas révolutionner les choses, mais ils changeront leur regard pour revenir convertis.

    "Les jeunes doivent sortir de leur cocon pour vivre dangereusement sur

    tous les plans, explique le Père Hardy. Sur le plan affectif, un tel départ

    conduit à couper des liens ici, à en construire d’autres de l’autre côté.

    Sur le plan ecclésial, certains sont parfois déçus. Ils trouvent des Eglises encore jeunes et déjà vieillies sous le harnais du juridisme, ou encore

    trop peu dépouillées par rapport à leur peuple, trop peu attentives à sa

    vie concrète. Mais dès qu’on les aide à avoir un peu de distance, ils prennent conscience de ce que représente aujourd’hui le réseau des Eglises dans

    le monde, notamment en ce qui concerne la démocratie, le développement, les

    droits de l’homme, l’attention aux plus petits, la reconstruction d’un lien

    social dans des sociétés défaites." (apic/cip/cx/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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