Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 42 lignes (max. 75 signes), 439 mots et 2983 signes.

    apic/France/ FPF/ essais nucléaires

    Paris: le président de l’Eglise évangélique (210995)

    de Polynésie française vient protester auprès du président Chirac

    Paris, 21septembre(APIC) Le président de l’Eglise évangélique de Polynésie française, Jacques Ihorai a lancé jeudi à Paris une mise en garde au

    président français, Jacques Chirac, l’avertissant que son gouvernement

    devra "assumer la responsabilité" de toute autre explosion de violence que

    pourraient déclencher les essais nucléaires français dans le Pacifique. "Il

    sera difficile de rétablir la confiance", a-t-il souligné lors de son entretien avec le chef de l’Etat.

    La ville de Papeete, sur l’île de Tahiti, avait été le théâtre de scènes

    de violence après les premiers essais nucléaires français sur l’atoll de

    Mururoa le 5 septembre. L’aéroport international de Tahiti avait été saccagé.

    Avant de se rendre à Paris, le président de l’EEPF, qui regroupe la majorité des citoyens de Polynésie, s’est adressé aux participants au Comité

    central du Conseil oecuménique des Eglises (COE), réunis à Genève.

    "Un aéroport peut être reconstruit mais il sera beaucoup plus difficile

    de reconstruire les coeurs et de rétablir la confiance de ceux qui ont été

    tenus à l’écart pendant si longtemps", a déclaré Jacques Ihorai. Avant de

    condamner vigoureusement les déclarations du président Chirac pour qui "Tahiti, c’est la France". Une affirmation qu’il considère comme une "violence" à l’égard du peuple de Tahiti. "Nous estimons que le président Chirac

    ne veut pas admettre que notre peuple existe".

    Ralph Teinaore, secrétaire général de l’Eglise évangélique de Polynésie

    française, a souligné de son côté que l’Eglise avait toujours demandé à la

    population de ne pas recourir à la violence.

    Une décision déplacée et dangereuse

    La décision de reprendre les essais nucléaires français dans le Pacifique est "déplacée et dangereuse", estime de son côté le Conseil de la Fédération protestante de France (FPF), dans une déclaration faite paralèllement à la rencontre de Jacques Chirac et du pasteur Ihorai.

    La FPF déplore que la décision du président Chirac intervienne au moment

    même où de nombreuses manifestations ont ravivé le souvenir terrifiant

    d’Hiroshima et de Nagasaki. Les protestants redoutent que cette démarche

    ait pour conséquence de réduire les chances d’un engagement collectif et

    réciproque des Etats en faveur d’une politique de paix indépendante de la

    dissuasion nucléaire ou d’autres armes de terreur, notamment chimiques et

    bactériologiques.

    "La paix et la sécurité ne peuvent pas reposer sur des menaces mettant

    en jeu les capacités mêmes de l’humanité", rappelle la FPF. "Cette conviction nous presse d’entreprendre de la manière la plus réaliste une réflexion théologique, éthique et politique dans nos Eglises et institutions, au

    niveau national et européen, sur les conditions et les moyens de la défense

    et de la sécurité", concluent les protestants. (apic/eni/jcn/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus