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    apic/France/Affiche/Réactions et plainte

    Paris: Des chrétiens se mobilisent contre l’affiche du film "Larry Flint"

    Le maire de Versailles fait enlever les affiches placardées dans sa ville

    Réaction de la Conférence des évêques (190297)

    Paris, 19février(APIC) Des chrétiens s’estiment blessés par l’affiche de

    "Larry Flint", le dernier film de Milos Forman, sorti mercredi 19 février

    en France. La justice est saisie. La croisade vise l’affiche, que les

    plaignants entendent faire interdire. Ils y voient une représentation de la

    crucifixion blessante pour les fidèles. Le maire de Versailles a d’ores et

    déjà fait enlever les affiches dans sa ville. Réaction aussi du côté des

    évêques de France, par le président de la Conférence épiscopale, Mgr LouisMarie Billé.

    Une trentaine de catholiques, parmi lesquels deux prêtres, les Pères

    Daniel-Ange et Guillaume de Menthière ont saisi lundi, en référé, le

    président du Tribunal de grande instance de Paris pour obtenir

    l’interdiction de l’affiche placardée dans la capitale française.

    L’affiche posée partout en France, fut interdite aux Etats-Unis. On y

    voit, étendu sur le maillot de bain d’une femme dénudée, un homme dont la

    position est celle du Christ en croix. Une "mise en scène" pour présenter

    la biographie de Lawrence Claxton Flynt, célèbre pornocrate américain, éditeur du magazine "Hustler", dont les excès obscènes furent maintes fois attaqués en Justice aux Etats-Unis.

    Les plaignants estiment que "cette affiche délibérément provocante,

    s’agissant d’un film sur la pornographie, heurte la conscience des chrétiens dans un but de racolage publicitaire. Cette représentation publicitaire, dans des lieux d’importants passages publics forcés, du symbole de

    la croix, constitue un acte d’intrusion agressif et gratuit dans les croyances de ceux qui circulent librement sur la voie publique..."

    Le maire de Versailles, Etienne Piente, a d’ores et déjà fait enlever

    les affiches du film dans sa ville. Cette publicité dépasse les limites du

    mauvais goût, a-t-il expliqué sur les ondes d’une radio, affirmant encore

    avoir reçu de nombreuses plaintes.

    Pas le droit de s’enrichir en faisant un scandale...

    Sous le titre "Il y a une affiche: où est le problème?", l’épiscopat

    français réagit dans un communiqué signé du président de la Conférence des

    évêques de France, Mgr Louis-Marie Billé. "La question la plus grave n’est

    même pas celle de la décence! L’assimilation du Christ et d’un pornographe

    "crucifié" n’est pas supportable", peut-on lire. "On n’a pas le droit de

    s’enrichir en faisant un scandale et en jouant avec la conscience des

    gens".

    Et Mgr Billé de faire remarquer: "On peut penser que seule la sensibilité des catholiques est ici en cause. En fait, c’est la liberté de tous qui,

    dans une affaire comme celle-là, est en question. Lorsqu’on peut dire et

    faire tout et n’importe quoi, lorsqu’une volonté de respect mutuel n’habite

    plus la société, comme un élément de cette loi qui est antérieure à toutes

    les lois, il ne faut pas s’étonner si les réflexes identitaires, la xénophobie et que sais-je encore, finissent par imprégner notre mentalité commune".

    Du côté de la compangie Columbia Tristar Films France qui distribue le

    film de Milos Forman, on ne fait aucun commentaire, en attendant la décision du juge qui ne devrait pas tarder à tomber. Quant à Milos Forman, réalisateur de "Vol au-dessus d’un nid de coucous", notamment, il défend son

    "oeuvre". Au nom de la liberté, dit-il. Selon lui "la plus légère censure

    ouvre la porte à toutes les décisions arbitraires".

    Des prélats avaient émis de vives critiques contre "Je vous salue Marie", de Jean-Luc Godard, ou ""La Dernière Tentation du Christ", de Martin

    Scorcese, ou encore le "Prêtre" d’Antonia Bird. Aujourd’hui ce sont des

    chrétiens de base qui se mobilisent et protestent. (apic/com/f/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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