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    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    apic/France/3.700 adultes recevront le baptême à Pâques/

    France: 3.700 adultes recevront le baptême à Pâques (040397)

    Commençants dans une Eglise de commencements

    Paris, 4mars(APIC) 3.700 adultes recevront le baptême au cours de la prochaine vigile pascale dans les diocèses de France, un pays qui compte plus

    de 12’000 catéchumènes, à savoir jeunes et adultes qui préparent les sacrements de l’initiation chrétienne, accompagnés pendant un temps de formation

    qui dure environ deux ans.

    Le nombre de ces convertis - 80 % n’avaient pas de religion antérieure,

    5% pratiquaient une religion traditionnelle d’Afrique ou d’Extrême- Orient,

    3% sont issus de l’islam, 2% du bouddhisme - est en augmentation contante

    depuis vingt ans: 890 en 1976, environ 2’800 en 1980, 5’640 en 1991, 8’430

    en 1993, 11’120 en 1996, plus de 12.000 actuellement.

    Sans avoir refait d’enquête précise cette année, le Service national du

    Catéchuménat confirme les chiffres donnés l’an dernier: deux tiers sont des

    femmes, 80% ont entre 20 et 40 ans, 80% encore sont originaires de France

    métropolitaine (8% d’Afrique sud-saharienne, 4% d’Afrique du Nord et 4%

    d’Extrême et du Moyen-Orient). 33% sont ouvriers, employés ou personnel de

    service, 25% sont cadres, appartiennent à une profession libérale ou sont

    étudiants, 13% sont techniciens, agents de maîtrise, contremaîtres; les

    autres sont notamment mères de famille ou chômeurs.

    Une aspiration à la liberté

    De nombreuses raisons expliquent ces conversions d’adultes. Le Service

    national du Catéchuménat retient principalement des raisons "croyantes":

    "pour les chrétiens, Dieu intervient dans l’histoire et la vie des personnes; des raisons sociologiques: "lorsqu’une société ne se donne plus de

    points de repère pour vivre, chaque personne est renvoyée à elle-même pour

    donner sens à sa vie"; et des raisons philosophiques: "A écouter les catéchumènes étudiants, il semble que le rapport "religion-liberté" change dans

    notre société. Depuis longtemps, le discours était que pour être libre, il

    fallait être sans religion. Il semble qu’aujourd’hui les plus jeunes disent

    le contraire."

    Depuis quelques années, la situation sociale et les motivations des nouveaux chrétiens se confirment. De plus en plus de personnes sont en situation de précarité, voire d’alphabétisation; de plus en plus aussi sont cadres ou étudiants. Par ailleurs, les motivations de beaucoup peuvent être

    comprises comme un besoin de donner un sens à leur vie, de construire leur

    personnalité, de chercher une unité (voire une libération) intérieure: "beaucoup recherchent des repères pour vivre"; besoin de connaître Dieu et la

    Bible, de mieux révéler une foi que l’on "ressent en soi-même"; besoin, enfin, de participer à la vie de l’Eglise comme lieu de rencontre des autres

    et d’enracinement dans une longue tradition.

    Des "initiés"

    Le catéchuménat, c’est en effet une expérience de personnes, explique le

    Père Guy Cordonnier, directeur du Service national du Catéchuménat. On y

    accueille chacun de ces "commençants dans une Eglise de commencements" tel

    qu’il est, pour faire avec lui l’expérience qu’"il n’y a pas de bonne porte

    pour entrer dans le mystère de Dieu, il n’y a que la porte qu’il nous ouvre

    lui-même". Ces personnes "font l’expérience, avec d’autres, d’une vie qui

    prend sens et d’une histoire qui s’unifie", souligne le P. Cordonnier.

    Dans ce "commencement" dans la foi, la première demande des catéchumènes

    est l’aide d’une chrétienne ou d’un chrétien pour voir clair dans cette

    "nouveauté" de sa vie: "Est-ce bien cela être chrétien?" sera souvent la

    première question. Mais si la nouveauté des catéchumènes a besoin de la

    fidélité des anciens dans la foi et de la Tradition de l’Eglise, l’inverse

    est vrai: "Vivre en Eglise n’est pas faire entrer les uns dans le groupe

    des autres mais ensemble vivre le projet de l’Evangile."

    Les débuts dans la foi des catéchumènes se font sur le mode de l’initiation (du latin initium: début, commencement), un temps d’accueil, de discernement, de célébration et de catéchèse qui se vit en Eglise, à la suite

    du Christ, le "Maître de la Vie". Un temps qui rappelle à l’Eglise son propre mystère de commencement, celui de sa ferveur première à laquelle elle

    essaie de rester fidèle.

    Le directeur du Service national du Catéchuménat insiste beaucoup sur ce

    qui caractérise cette initiation: "Les anciens catéchumènes le font souvent

    constater, on ne vit pas en Eglise de la même manière selon que l’on a été

    baptisé enfant ou initié adulte. Vivre l’Eglise sur le mode de l’héritage

    ou de l’engendrement n’est pas tout à fait pareil. L’initiation donne une

    forme particulière de vie en Eglise. Le statut de l’expérience est premier

    et porte en lui tout le mystère de la rencontre de Dieu avec les autres."

    (apic/snop/cip/mp)

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