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    apic/Faculté/Paris/Bilan/Nouveauté

    Paris: La Faculté de théologie de l’Institut catholique a fait sa rentrée

    Nouveauté: un Institut des arts sacrés (151295)

    Paris, 15décembre(APIC) La Faculté de théologie de l’Institut catholique

    de Paris a fait sa rentrée. Avec une nouveauté: l’Institut des arts sacrés.

    Bilan de santé, avec le doyen, le Père Claude Bressolette, que présente le

    bulletin "Paris Notre Dame".

    "Si la théologie française semble moins prestigieuse que celle de

    l’Eglise catholique allemande, c’est peut-être parce qu’elle ne dispose pas

    d’autant de moyens. Mais elle est sans doute plus proche des réalités car,

    par la force des choses, les théologiens sont aussi sur le terrain!".

    Cette remarque du Père Claude Bressolette, doyen de la faculté de théologie et de sciences religieuses à l’Institut catholique de Paris, s’applique déjà à lui-même. Aumônier du lycée Janson de Sailly (huit ans) puis curé de Saint-Honoré d’Eylau (neuf ans), il était en même temps assistant

    puis professeur de théologie à la Catho. Il en est le doyen depuis septembre 1994.

    Une nouvelle année est commencée, avec une grande nouveauté: un Institut

    des arts sacrés qui a ouvert ses portes. La théologie, soutenait Hans Urs

    von Balthasar, n’est pas seulement rationnelle: elle est aussi esthétique.

    La Catho l’a compris et a ouvert un cours sur "la Bible, source d’inspiration artistique; la musique à l’église; l’iconographie..." et bientôt, le

    cinéma. "Les artistes pourront trouver dans la présentation de la tradition

    de l’Eglise les fondements chrétiens de la création", dit Soeur Régine du

    Charlat, directrice de l’Institut.

    La Faculté, en plus des disciplines théologiques fondamentales enseignées dans les trois cycles, licence, maîtrise et doctorat, c’est également

    cinq instituts spécialisés: en catéchèse, en liturgie, en musique liturgique, des études oecuméniques et l’Institut de science et de théologie des

    religions. Enfin, la Faculté de Paris a une école, unique en Europe, de

    langues et de civilisations de l’Orient ancien.

    De plus en plus de laïcs

    Cette année, 1298 étudiants et 852 auditeurs sont inscrits. Qui sontils? Des séminaristes, dont beaucoup de Carmes, des prêtres, des religieux

    et religieuses, mais surtout des laïcs de tous âges, de 25 à 70 ans, qui

    représentent, en licence de théologie, 43% des étudiants. "Quand j’étais

    moi-même sur les bancs des amphis, se souvient le Père Bressolette, nous

    étions tous séminaristes et seulement quelques rares prêtres". Aujourd’hui

    les laïcs viennent en théologie pour approfondir personnellement leur foi

    ou pour un service en paroisse, catéchèse, animation liturgique...

    Seront-ils un jour professeur de théologie? "Déjà dans certaines matières, nous avons des maîtres-assistants, répond le doyen de la Faculté. Jusqu’à ce jour, seulement quelques laïcs préparent un doctorat. Il n’est pas

    exclu qu’ils deviennent un jour professeurs. Même si la porte leur est

    grande ouverte, la vie familiale et professionnelle rend difficile la poursuite des études en maîtrise. Autre obstacle: dans une université catholique, les diplômes canoniques donnent "la capacité d’enseigner, mais pas le

    droit de recevoir un poste. Enseigner à la Catho, c’est d’abord se mettre

    au service de la foi de l’Eglise".

    Qu’ils soient laïcs ou non, les étudiants ont un niveau très inégal, des

    itinéraires variés: les enseignants sont obligés de les suivre dans leur

    travail quasiment de manière personnelle pour suppléer les manques de formation chrétienne de base. Pour harmoniser les niveaux si différents d’un

    institut à l’autre, le Père Bressolette a pour priorité d’améliorer la concertation entre les enseignants d’une même discipline et entre les instituts.

    La concertation existe aussi pour les sept facultés de théologie de

    France - trois rencontres par an - et d’Europe, grâce au programme "Erasmus", et aussi avec les évêques de France. Pour preuve, trois enseignants

    de la Faculté ont été, avec le Père Hyppolite Simon, des collaborateurs de

    Mgr Dagens pour l’élaboration de son rapport "Propositions de la foi dans

    la société actuelle". (apic/pnd/cdg/pr)

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