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    apic/Ex-Yougoslavie/Amnesty International/Rapport

    Ex-Yougoslavie: AI estime à 20’000 le nombre de personnes "disparues"

    Toutes les parties en conflit sont responsables. Y compris les Croates

    Londres, 3octobre(APIC) Amnesty International (AI) estime à environ

    20’000 le nombre de personnes "disparues" ou "manquantes" depuis le début

    de la guerre en ex-Yougoslavie, en 1991. Les disparitions massives ont été

    une caractéristique de la guerre en Croatie et en Bosnie-Herzégovine, dénonce l’organisation internationale.

    AI lance un appel à la communauté internationale pour qu’elle fournisse

    les moyens nécessaires à la recherche des milliers de personnes portées

    "disparues" ou "manquantes" en ex-Yougoslavie. L’organisation des droits de

    l’homme estime que les responsables des "disparitions" devraient rapidement

    être poursuivis en justice. "Tant que les auteurs seront en liberté, rien

    ne pourra les empêcher de continuer leurs crimes".

    AI, qui tente de dresser l’inventaire des personnes "disparues" depuis

    le début de la guerre, souligne que toutes les parties en conflit se sont

    rendues responsables des disparition. "Les autorités politiques de tous

    bords n’ont pas fait grand chose pour retrouver les milliers de personnes

    ’disparues’ ou ’manquantes’".

    Pour l’organisation internationale, l’identité des personnes responsables des disparitions est souvent connue mais les cas ont rarement fait

    l’objet d’une enquête et les auteurs présumés n’ont pas été poursuivis.

    Quand l’évidence même est niée...

    Dans ce contexte, plusieurs membres d’AI en Suisse s’étonnent des déclarations du cardinal Franjo Kuharic, faite à des membres des forces armées

    et de la police croates lors d’un pèlerinage de soldats catholiques à Marija Bistrica. Ce dernier, couvrant les exactions de l’armée croate contre la

    minorité serbe lors de la reconquête de la Krajina, a en effet contesté que

    les auteurs d’assassinats, de pillages et d’encendies de villages

    provenaient des rangs de l’armée croate. Alors qu’observateurs internationaux et correspondants de presse les attestent, confirmant même qu’il y a

    eu au minimum plusieurs dizaines d’assassinats et d’exécutions sommaires,

    notamment de vieillards serbes restés sur place. (apic/com/pr)

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